La Créa de la Semaine – Kakémono « Bahio »
Salon professionnel, événement culturel, opération commerciale : le kakémono est de toutes les sorties. Bahio l’a bien compris et a fait appel à Graph’in ! pour réaliser le sien. Un support de communication pensé pour les événements promotionnels, qui se déroule en quelques secondes et se range aussi vite.
Il y a pourtant une chose qu’on oublie souvent au moment de le concevoir. Personne ne lit un kakémono assis. Personne ne s’arrête devant pour le lire de haut en bas, comme une affiche de musée. On le lit en marchant. Du coin de l’œil, entre deux stands, un café à la main, en cherchant les toilettes ou la sortie. Un kakémono, c’est un phare : il ne retient pas les bateaux, il leur fait signe au passage. Toute sa conception découle de cette idée-là.
Le temps de lecture d’un passant
Un visiteur de salon avance. Il balaie les allées du regard, repère des couleurs, des formes, des mots. Votre kakémono entre dans son champ de vision quelques mètres avant votre stand, et en sort quelques mètres après. Entre les deux, il a quelques secondes, guère plus.
Pendant ces quelques secondes, votre kakémono doit réussir trois petites choses dans l’ordre : se faire remarquer, se faire comprendre, donner envie de s’approcher. S’il rate la première, les deux autres n’existent pas. S’il rate la deuxième, le visiteur passe son chemin avec une vague impression de couleurs. S’il réussit les trois, le visiteur ralentit, tourne la tête, et vient vers vous. C’est là que votre dépliant, votre carte de visite et votre sourire prennent le relais.
Tout ce qui est écrit sur le kakémono doit donc être lisible en mouvement. Cela change la manière d’écrire, de choisir les images et de composer la page.
Un seul message, deux au maximum
La tentation est grande. Le kakémono est haut, la surface est généreuse, et l’on voudrait y mettre toute l’entreprise : les services, les valeurs, les références, l’historique, les coordonnées, les réseaux sociaux et la photo de l’équipe. Résultat : un mur de texte que personne ne lira en marchant.
La règle que nous appliquons chez Graph’in ! est simple : un message principal, deux au maximum. Ce message répond à la question que se pose le passant sans le savoir : « qu’est-ce que c’est, et est-ce que ça me concerne ? ». Le nom de l’entreprise, ce qu’elle fait en quelques mots, et une image qui l’illustre. Le reste viendra plus tard, à la table, dans la conversation ou dans le dépliant (comme le dépliant 3 volets de Bahio, qui prend justement le temps de tout expliquer).
Si vous hésitez entre deux messages, faites le test du trottoir : demandez à quelqu’un de passer à pas normal devant une maquette du kakémono affichée sur un écran ou imprimée en petit, puis de vous dire ce qu’il a retenu. Ce qu’il répond, c’est ce que votre kakémono dit vraiment.
Lire de haut en bas, mais surtout en haut
Un kakémono mesure le plus souvent autour de deux mètres de haut. Tout n’y est pas lu de la même façon.
Le tiers haut : la zone de vigie
C’est la partie qui dépasse au-dessus des têtes dans une allée bondée, celle qu’on voit de loin, par-dessus les épaules des autres visiteurs. On y place l’élément qui identifie : le logo, le nom, l’accroche. C’est la vigie de votre stand.
Le tiers central : à hauteur des yeux
Quand le visiteur s’approche, son regard se pose naturellement à hauteur d’yeux. C’est la zone du message : ce que vous faites, ce que vous apportez, l’image qui raconte votre activité. Une photo, une illustration, un pictogramme, une phrase courte.
Le tiers bas : la zone des pieds
Le bas du kakémono est souvent caché. Par une table, une chaise, un carton de dépliants, un visiteur, un sac posé par terre. On n’y place jamais d’information importante. Le site internet, un QR code, les logos des partenaires peuvent y trouver refuge, à condition d’accepter qu’ils ne seront pas toujours vus.
Cette hiérarchie en trois étages se décide dès la maquette. Elle évite l’erreur classique du kakémono dont le message principal se retrouve à hauteur de genoux.
Des lettres qui se lisent de loin
La typographie d’un kakémono n’obéit pas aux mêmes règles que celle d’une plaquette. Une police fine et élégante, parfaite sur un papier tenu à quarante centimètres des yeux, disparaît à plusieurs mètres de distance.
- On privilégie des caractères aux formes franches, avec une graisse suffisante.
- On évite les textes en lettres capitales sur plusieurs lignes : les capitales se lisent moins vite que les minuscules dès que la phrase s’allonge.
- On limite le nombre de polices à une ou deux.
- On grossit l’accroche franchement. Ce qui paraît énorme à l’écran est souvent juste à la bonne taille une fois imprimé et posé au fond d’une allée.
- On aère : l’espace autour des mots compte autant que les mots eux-mêmes.
Une bonne habitude : afficher la maquette à l’écran en tout petit, à la taille d’une vignette. Ce qu’on arrive encore à lire à cette échelle sera lisible à distance. Ce qui devient une bouillie grise sera illisible dans l’allée.
Le contraste, votre phare dans l’allée
Dans un salon, votre kakémono n’est jamais seul. Il est entouré d’autres stands, d’autres couleurs, d’autres kakémonos, d’un éclairage parfois capricieux. Pour être vu, il doit trancher.
Le contraste entre le fond et le texte est la première condition de lisibilité. Un texte foncé sur fond clair, ou l’inverse, se lit de loin. Un texte gris moyen sur une photo chargée se perd. Si votre image est riche en détails, on prévoit un aplat ou un bandeau pour poser le texte dessus.
La couleur de votre charte graphique devient votre signal. Un visiteur qui a vu votre logo sur internet, sur votre véhicule ou sur votre enseigne le reconnaîtra plus vite si le kakémono reprend les mêmes couleurs, de façon franche. C’est le moment de rester fidèle à votre identité visuelle plutôt que de chercher l’originalité à tout prix.
Un mot sur les photos : sur un kakémono, elles sont agrandies énormément. Une image trop légère, récupérée sur un site internet, devient floue et pixelisée. On travaille avec des images en haute définition, ou avec des illustrations vectorielles qui s’agrandissent sans perte.
Penser au chemin du visiteur
Un kakémono ne se pose pas n’importe où sur un stand. Son emplacement compte autant que son contenu.
- Placé en bord d’allée, légèrement en biais, il se voit de plus loin qu’aligné contre le mur du fond.
- Placé du côté d’où arrive le flux principal de visiteurs, il est vu plus tôt.
- Deux kakémonos de part et d’autre du stand forment une porte d’entrée visuelle.
- Un kakémono masqué par la table, ou par l’équipe qui discute devant, ne sert à rien. On garde un œil sur lui pendant toute la durée de l’événement.
Avant le salon, demandez le plan et repérez l’emplacement de votre stand, le sens de circulation, la hauteur sous plafond, l’éclairage. Ces informations permettent d’adapter le kakémono à son futur lieu de vie.
Dernier détail, qui n’en est pas un : dans une allée, les visiteurs circulent dans les deux sens. Un kakémono posé perpendiculairement au passage n’est vu de face que par une partie d’entre eux. Selon la configuration du stand, on peut l’orienter de trois quarts pour qu’il soit lisible des deux côtés, ou choisir un modèle imprimé recto verso. C’est le genre de question que l’on règle en cinq minutes devant le plan du salon, et qui change beaucoup de choses le jour J, quand la foule arrive et que chaque mètre carré compte.
Une image qui parle avant les mots
En marchant, on lit d’abord les images. Le cerveau reconnaît une forme bien plus vite qu’il ne déchiffre une phrase. L’image de votre kakémono est donc souvent le premier message reçu, avant même le nom de l’entreprise.
Pour qu’elle fasse son travail à distance, elle doit être simple. Un sujet principal, bien détaché du fond, avec une silhouette reconnaissable. Une photo de groupe de vingt personnes, un paysage panoramique plein de détails ou un collage de dix vignettes deviennent illisibles à quelques mètres. Une main qui tient un outil, un produit en gros plan, un visage, un pictogramme bien dessiné passent le test de l’allée sans difficulté.
L’illustration a ici une belle carte à jouer. Un dessin vectoriel aux formes nettes se lit de loin, s’agrandit sans perdre en qualité et donne une personnalité immédiate au stand. C’est un terrain que nous connaissons bien chez Graph’in !, où le crayon n’est jamais loin de la souris.
Les erreurs qu’on croise dans les allées
À force d’arpenter les salons, nos matelots ont dressé une petite liste des écueils les plus fréquents. Vous les reconnaîtrez sans doute.
- Le kakémono « plaquette » : tout le contenu du site internet imprimé en petits caractères sur deux mètres de haut.
- Le logo minuscule perdu dans un coin, alors que c’est lui que le visiteur doit retenir.
- L’accroche placée en bas, juste derrière la table du stand.
- La photo pixelisée, agrandie bien au-delà de ce qu’elle pouvait supporter.
- Le texte posé sur une image chargée, sans fond pour le détacher.
- Les coordonnées complètes (adresse, téléphone, mail, réseaux) qui occupent un tiers de la surface, alors qu’elles seront sur votre carte de visite.
- Le kakémono d’il y a trois ans, avec l’ancien logo et une offre qui n’existe plus.
Ce dernier point mérite un mot. Un kakémono vit longtemps : on le ressort salon après salon. Mieux vaut donc éviter d’y inscrire des informations datées (une promotion, un prix, une année) qui le rendraient obsolète au bout de quelques mois. Le message permanent sur le kakémono, l’offre du moment sur un support plus éphémère, et votre stand reste à jour sans tout réimprimer.
Le bon modèle pour le bon usage
Kakémono à enrouleur, suspendu, en X, d’extérieur, double face : il en existe de nombreux modèles, chacun avec ses atouts. Le choix dépend du lieu, de la fréquence d’utilisation et du transport. Nous avons consacré un article entier à la question : bien choisir son modèle de kakémono. Et si vous voulez replacer le kakémono parmi les autres supports imprimés, notre guide des supports imprimés vous donne la carte complète.
Un kakémono à votre image ?
Comme Bahio, confiez la conception de vos kakémonos à Graph’in !. On réfléchit au message, on compose pour une lecture en mouvement, on prépare les fichiers et on suit l’impression. Retrouvez notre offre Édition & objets publicitaires et parlez-nous de votre prochain salon. Levez l’encre !
Vos questions, nos réponses
Combien de texte mettre sur un kakémono ?
Le moins possible : un message principal, deux au maximum. Le nom, ce que vous faites en quelques mots et une image suffisent pour qu’un passant comprenne en quelques secondes. Le détail de l’offre trouve mieux sa place dans un dépliant remis sur le stand.
Quelle typographie choisir pour qu’un kakémono se lise de loin ?
Une police aux formes franches, avec une graisse suffisante, en évitant les caractères trop fins et les longues lignes en capitales. On limite le nombre de polices à une ou deux et on grossit nettement l’accroche, avec un fort contraste entre le texte et le fond.
Comment vérifier qu’un kakémono se lit en marchant ?
Affichez la maquette en tout petit, à la taille d’une vignette : ce qui reste lisible à cette échelle le sera à distance. Vous pouvez aussi faire passer quelqu’un devant la maquette à pas normal et lui demander ce qu’il a retenu. Sa réponse dit ce que votre kakémono transmet vraiment.
Peut-on utiliser une photo de son site internet sur un kakémono ?
Rarement. Les images publiées sur un site sont allégées pour s’afficher vite, et deviennent floues une fois agrandies à la taille d’un kakémono. Il faut des photos en haute définition, ou des illustrations vectorielles qui s’agrandissent sans perte.
Où installer son kakémono sur un stand de salon ?
En bord d’allée, légèrement en biais et du côté d’où arrivent la plupart des visiteurs, plutôt que contre le mur du fond. Il doit rester dégagé : une table, des cartons ou l’équipe qui discute devant suffisent à le rendre invisible.



