Bertaud & Fils raconte son métier noir sur blanc

La Créa de la Semaine – Plaquette « Bertaud & Fils »

Quel est votre métier, au juste ? Où intervenez-vous ? Quelles valeurs tenez-vous à transmettre ? Ces questions, vos prospects se les posent avant même de demander un devis, et la réponse ne tient pas dans une liste de produits. Bertaud & Fils a confié à Graph’in ! la réalisation de sa plaquette institutionnelle, le document qui présente l’entreprise sous toutes ses facettes : son expertise, sa zone d’intervention, ses valeurs, sa capacité d’écoute et sa façon d’adapter son offre à des besoins précis. Un document pour dire qui l’on est, avant de dire ce que l’on vend.

Une plaquette institutionnelle, c’est un peu le livre de bord d’une entreprise. On y lit d’où elle vient, comment elle travaille, avec qui, et pourquoi on peut lui confier un projet. Cet article raconte ce qu’un tel document dit d’un métier, et comment l’équipage de Graph’in ! s’y prend pour le faire parler.

Plaquette institutionnelle ou plaquette commerciale ?

Les deux se ressemblent et on les confond souvent. Elles n’ont pourtant pas la même mission.

La plaquette commerciale présente une offre : des produits, des services, des formules, parfois des tarifs. Elle se lit avec une question en tête, « qu’est-ce que vous pouvez me vendre ? ». Elle change dès que l’offre évolue. Nous en avons parlé en détail dans l’article consacré à la plaquette de CoéRHence.

La plaquette institutionnelle répond à une autre question : « qui êtes-vous, et pourquoi vous ferais-je confiance ? ». Elle parle de l’entreprise plus que de ses produits. Son histoire, ses savoir-faire, ses équipes, sa manière de travailler, son territoire. Elle vieillit moins vite, parce qu’une entreprise change moins souvent d’identité que de catalogue.

Dans les faits, beaucoup d’entreprises ont besoin des deux, ou d’un document hybride. Mais savoir laquelle on écrit change tout : le ton, l’ordre des pages, le choix des images. Une plaquette institutionnelle qui se transforme en catalogue perd sa raison d’être en route.

Ce qu’une plaquette dit du métier

Chaque métier a son vocabulaire, ses gestes, ses outils, ses contraintes. La plaquette institutionnelle doit les faire comprendre à quelqu’un qui ne les connaît pas, sans le noyer sous le jargon. C’est un exercice de traduction.

L’expertise

Dire « nous sommes experts » ne convainc personne. Montrer ce que l’on sait faire, en revanche, convainc beaucoup. Une plaquette réussie décrit les savoir-faire avec des mots précis : les types de chantiers ou de missions, les techniques maîtrisées, les équipements, les étapes d’un projet. Le lecteur en tire lui-même la conclusion que l’entreprise connaît son affaire.

La zone d’intervention

Pour une entreprise de terrain, le territoire est une information de premier plan. Le prospect veut savoir, dès les premières pages, si son projet entre dans le périmètre. Une carte simple, une liste de secteurs ou une phrase claire suffisent. Il vaut mieux une zone précise et vraie qu’un « partout » qui ne rassure personne.

Les valeurs

C’est la partie la plus délicate. Les valeurs écrites en grand (« qualité », « confiance », « proximité ») ont tendance à se ressembler d’une plaquette à l’autre. Pour qu’elles prennent sens, on les accroche à des faits : une façon de suivre un chantier, de répondre au téléphone, de former les nouveaux, de travailler en famille ou de génération en génération quand c’est le cas. Une valeur sans exemple reste un slogan.

L’écoute et la personnalisation

Pour Bertaud & Fils, la capacité d’écoute et la personnalisation de l’offre font partie de ce que la plaquette devait transmettre. C’est un point que les clients cherchent souvent sans le formuler : ils veulent savoir s’ils auront affaire à quelqu’un qui comprend leur cas particulier, ou à une solution standard. La plaquette peut le montrer en décrivant le déroulé d’un projet, du premier échange à la livraison, avec les moments où le client est consulté.

Un nom de famille, une promesse

Un nom comme « Bertaud & Fils » évoque déjà un récit. Le « & Fils » fait penser à la transmission, le savoir-faire qui passe d’une génération à l’autre, la responsabilité d’un nom que l’on porte sur chaque chantier ou chaque intervention. C’est un atout qu’une plaquette institutionnelle peut faire vivre, sans en rajouter : le nom fait déjà la moitié du chemin.

Dans ce cas, le graphisme peut jouer la carte de la sobriété et de la solidité. Une mise en page structurée, des typographies posées et des couleurs fidèles à l’identité de l’entreprise. Le but est de donner l’image d’une maison qui tient debout, sur laquelle on peut compter. Les effets graphiques trop à la mode iraient à rebours de ce message.

Ce raisonnement vaut pour toutes les entreprises : avant de dessiner, on cherche ce que le nom, l’histoire et le métier racontent déjà. Puis on construit la plaquette pour que cette histoire se lise sans effort.

Construire la plaquette, page après page

Une plaquette institutionnelle se construit comme un parcours. Le lecteur doit savoir où il est, ce qu’il va trouver ensuite, et pouvoir s’arrêter à tout moment avec une idée juste de l’entreprise.

La couverture

Elle porte le logo, le nom, et une accroche qui résume l’entreprise en une phrase. Une image forte (un chantier, un atelier, une équipe) donne immédiatement le ton. C’est souvent la seule page que l’on regarde en entier, alors on la soigne.

Les pages intérieures

On y déroule la présentation de l’entreprise, les métiers ou les savoir-faire, la méthode de travail, les engagements, et quelques réalisations représentatives. Chaque double page traite un seul sujet, avec un titre clair, un texte court et une image qui le prolonge. Les lecteurs survolent : les titres et les légendes doivent suffire à comprendre le message, même en lecture rapide.

La dernière page

Elle donne les coordonnées complètes, la zone d’intervention et, éventuellement, une carte ou un plan. C’est la page vers laquelle le lecteur reviendra le jour où il voudra appeler.

Côté format, le A4 reste le plus courant pour une plaquette institutionnelle, en plusieurs volets ou en livret agrafé selon la quantité de contenu. Un format carré ou un A5 se démarquent et se glissent plus facilement dans un sac. Le papier, enfin, se choisit avec soin : un couché mat donne une lecture confortable et une impression de sérieux, un papier plus texturé apporte une touche artisanale.

Avant de partir chez l’imprimeur, la plaquette fait une dernière escale : le bon à tirer, ou BAT. C’est la version définitive que le client relit et valide, page par page, avant le lancement de l’impression. On y traque la coquille dans un numéro de téléphone, la photo inversée, le mot coupé de travers en fin de ligne. Une fois les cartons d’exemplaires livrés, une faute de frappe ne s’efface plus d’un coup de gomme… Mieux vaut donc relire à plusieurs, à tête reposée, et à voix haute pour les textes les plus longs.

Les textes et les images, nerf de la plaquette

Une belle maquette ne sauve pas des textes approximatifs. À l’inverse, des textes justes et bien rythmés donnent de la force à une mise en page simple. Chez Graph’in !, on aide nos clients à trouver les mots : interview pour comprendre le métier, rédaction ou réécriture des textes, relecture. Le dirigeant connaît son métier mieux que quiconque ; notre rôle est de le traduire pour un lecteur qui le découvre.

Les images comptent tout autant. Des photos réelles de l’entreprise, de ses équipes, de ses réalisations valent mieux que n’importe quelle banque d’images. Elles prouvent ce que le texte affirme. Si l’entreprise n’a pas de photos récentes et de qualité, une séance de prise de vue professionnelle change la donne : les mêmes photos serviront ensuite au site et aux réseaux sociaux. Graph’in ! réalise ces séances, ainsi que des vidéos, présentées sur la page Création de contenus.

Les récifs à éviter

Certaines erreurs reviennent d’une plaquette à l’autre. Elles se voient de loin, depuis la vigie, et se corrigent facilement quand on les repère tôt.

Le mot du dirigeant qui dure trois pages

Un édito peut donner de la chaleur à une plaquette. Mais un texte trop long, à la première page, décourage le lecteur avant qu’il ait vu la moindre réalisation. Quelques lignes signées, avec une photo, suffisent à donner un visage à l’entreprise.

La liste de tout ce que l’on sait faire

Une entreprise qui sait faire beaucoup de choses a tendance à toutes les citer. Le lecteur, lui, retient deux ou trois idées. Mieux vaut regrouper les savoir-faire en grandes familles, puis illustrer chacune par un exemple, plutôt qu’aligner trente lignes de prestations.

Les chiffres sans contexte

Un nombre d’années, de chantiers ou de collaborateurs n’a de sens que s’il est expliqué. Sorti de son contexte, il ressemble à une vantardise ; replacé dans une phrase qui dit ce qu’il signifie pour le client, il devient un argument.

La plaquette qui ne ressemble pas au reste

Si la plaquette utilise d’autres couleurs que le site, une autre typographie que les cartes de visite, un autre ton que les devis, le lecteur a l’impression de changer d’entreprise en changeant de support. La plaquette s’appuie sur l’identité visuelle existante, et quand celle-ci manque de règles, c’est l’occasion de les fixer. Notre studio de création graphique s’en charge.

Après l’impression, la vie du document

Une plaquette institutionnelle se donne en rendez-vous, se laisse sur un comptoir, se glisse dans une réponse à un appel d’offres, s’envoie par mail en PDF. On prévoit donc dès la conception une version imprimée et une version numérique, légère et lisible à l’écran. La même maquette peut servir aux deux, à condition d’y penser en amont.

Elle sert aussi de socle à d’autres supports : une page « Qui sommes-nous » sur le site internet, des visuels pour les réseaux sociaux, un kakémono pour un salon. Quand le travail de fond (textes, photos, messages) est fait pour la plaquette, il se décline facilement. C’est souvent le premier pas vers une stratégie de communication plus large.

Prenez le large avec Graph’in !

La plaquette de Bertaud & Fils montre qu’un document imprimé peut encore faire beaucoup pour une entreprise : présenter un métier, rassurer un prospect, porter un nom de famille. Graph’in ! l’a conçue pour que les spécificités du métier se lisent page après page.

Vous voulez à votre tour un document qui raconte votre entreprise ? L’équipage de Graph’in ! travaille entre Nantes et Ancenis, et à distance partout en France. Toutes nos prestations d’impression sont réunies sur la page Édition et objets publicitaires. Pour d’autres exemples de plaquettes, l’article sur les documents de GMP Patrimoine prolonge la lecture. Et pour démarrer, rendez-vous sur la page Contact. Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

Quelle différence entre une plaquette institutionnelle et une plaquette commerciale ?

La plaquette commerciale présente une offre : produits, services, formules. Elle change dès que l’offre évolue. La plaquette institutionnelle présente l’entreprise elle-même : son histoire, ses savoir-faire, ses équipes, son territoire et sa façon de travailler. Elle répond à la question « pourquoi vous ferais-je confiance ? » et vieillit beaucoup moins vite.

Que doit contenir une plaquette institutionnelle ?

Une couverture avec le logo et une accroche, une présentation de l’entreprise, ses métiers et savoir-faire, sa méthode de travail, ses engagements, quelques réalisations représentatives, puis les coordonnées et la zone d’intervention en dernière page. Chaque double page traite un seul sujet, avec un titre clair et une image qui le prolonge.

Comment parler de ses valeurs sans tomber dans les formules toutes faites ?

En accrochant chaque valeur à un fait. Plutôt que d’écrire « proximité » en gros, décrivez comment vous suivez un chantier, qui répond au téléphone, comment le client est consulté à chaque étape. Le lecteur tire lui-même la conclusion. Une valeur sans exemple ressemble à un slogan que tout le monde pourrait signer.

Faut-il des photos professionnelles pour une plaquette institutionnelle ?

C’est fortement conseillé. Des photos réelles de l’entreprise, des équipes et des réalisations prouvent ce que le texte affirme, ce qu’aucune banque d’images ne sait faire. Si vos photos sont anciennes ou de qualité moyenne, une séance de prise de vue professionnelle profitera à la plaquette, mais aussi au site et aux réseaux sociaux.

Combien de pages prévoir pour une plaquette institutionnelle ?

Cela dépend de ce que l’entreprise a à raconter. Un dépliant A4 à trois volets suffit pour une présentation courte. Un livret agrafé accueille davantage de métiers, de réalisations et de photos ; son nombre de pages est alors un multiple de quatre, contrainte de fabrication oblige. Mieux vaut quelques pages bien remplies qu’un document long qu’on ne lit pas jusqu’au bout.