Signalétique intérieure One Ace Nantes

La Créa de la Semaine – Vitrophanie « One Ace »

Les bureaux modernes adorent le verre. Cloisons vitrées, portes transparentes, salles de réunion en aquarium… C’est lumineux, c’est ouvert, ça donne de l’air. Jusqu’au jour où l’on doit annoncer une mauvaise nouvelle à un client, recevoir un candidat ou parler chiffres avec un associé, sous le regard de tout l’open space qui passe devant la vitre avec son café.

One Ace a fait appel à Graph’in ! pour créer une zone de confidentialité dans sa salle de réunion. La solution retenue : un film gris dépoli posé sur les surfaces vitrées. Il masque la vue sans faire perdre de luminosité à la pièce. On voit qu’il y a du monde, on ne voit plus qui, ni ce qui est écrit sur le tableau. Ce petit chantier pose une question que beaucoup d’entreprises se posent sans savoir à qui la poser : comment retrouver de l’intimité derrière une cloison vitrée, sans casser les murs ni éteindre la lumière ?

Le verre, cet ami un peu trop bavard

Une cloison vitrée a été choisie pour une raison : faire circuler la lumière naturelle d’une pièce à l’autre, et donner l’impression d’un espace plus grand. Remplacer ce verre par une cloison pleine, c’est perdre ce bénéfice, engager des travaux et souvent demander l’accord du propriétaire des murs. Le film adhésif, lui, se pose sur le vitrage existant. Il ne touche pas à la structure, il ne fait pas de poussière et il se retire si l’on change d’avis (ou de locaux).

Il existe d’autres raisons d’habiller une vitre. Nous les avions passées en revue dans notre article sur la vitrophanie : communiquer vers l’extérieur, décorer, signaler une porte transparente pour éviter qu’on s’y cogne, filtrer le soleil. Chez One Ace, la demande était plus précise, et plus intime : protéger ce qui se dit dans une pièce.

Le film dépoli, comment ça marche

Le film dépoli imite l’aspect du verre sablé ou du verre gravé à l’acide, ces vitrages blanchis qu’on trouve dans les salles de bains et les vieilles portes de bureau. Il est fait d’un vinyle translucide, avec une surface qui diffuse la lumière au lieu de la laisser passer en ligne droite. Résultat : la lumière traverse, les formes non. Derrière, on devine des silhouettes, des mouvements, des couleurs vagues… mais pas les visages, ni les écrans, ni les documents posés sur la table.

Blanc, gris, coloré : la teinte change l’ambiance

Le dépoli blanc est le plus courant. Il éclaircit le vitrage et rappelle le verre sablé classique. Le dépoli gris, celui choisi pour One Ace, est un peu plus discret : il assombrit très légèrement la surface, s’accorde bien avec les intérieurs aux tons neutres ou sombres, et donne un aspect plus feutré à la pièce. Il existe aussi des dépolis teintés, et des films imprimés qui combinent dépoli et couleurs de marque. Le choix se fait avec les murs, le mobilier, l’éclairage… et la personnalité de l’entreprise.

Pourquoi la lumière ne disparaît pas

C’est la bonne surprise du dépoli. Un film opaque couperait la lumière ; un film miroir la renverrait dans un seul sens, et seulement à certaines heures. Le dépoli, lui, laisse passer une grande partie de la lumière en la diffusant. La pièce reste claire, et la lumière y est même plus douce, sans reflets durs sur les écrans. Pour une salle de réunion où l’on projette des présentations, ce n’est pas un détail.

Jusqu’où masquer ? La hauteur fait tout

On n’est pas obligé de couvrir toute la vitre. La question à se poser est simple : qu’est-ce qu’on veut cacher, et à qui ? Dans une salle de réunion, ce qui gêne, c’est d’être vu assis à la table, et que l’on puisse lire les écrans ou les tableaux. Une bande dépolie posée à hauteur des yeux, d’une personne assise jusqu’à celle d’une personne debout, suffit souvent. Le haut de la vitre reste transparent et laisse filer la lumière au plafond ; le bas peut rester clair aussi, ou être dépoli pour masquer les jambes et les sacs posés au sol.

Bandes, motifs et dégradés

Entre la vitre nue et la vitre entièrement dépolie, il existe une palette de solutions. Des bandes horizontales de largeurs différentes, qui rythment la cloison. Un dégradé qui passe progressivement du transparent au dépoli. Des motifs découpés : des lignes, des points, des formes inspirées du logo. Un dépoli plein avec le nom de l’entreprise ou de la salle laissé en réserve, transparent, comme gravé dans le verre. Chacun de ces choix laisse passer plus ou moins de regard, et dit quelque chose de l’entreprise.

Signaler la vitre, aussi

Une cloison vitrée parfaitement propre est presque invisible, et il arrive qu’on s’y cogne. Un marquage à hauteur des yeux évite ce genre de rencontre douloureuse. Le dépoli fait ce travail tout seul : en rendant la vitre visible, il protège autant les fronts que les conversations.

La pose : une affaire de patience et d’eau savonneuse

Un film dépoli se voit beaucoup. Une bulle, un pli, une poussière coincée dessous, et c’est tout l’effet qui tombe à l’eau (ou plutôt, à côté). La pose d’un film sur une grande vitre se fait généralement à l’humide : le verre est nettoyé avec soin, mouillé avec une solution savonneuse, le film est appliqué, positionné, puis l’eau est chassée à la raclette du centre vers les bords. Cette méthode laisse le temps d’ajuster et limite les bulles. Les bords sont ensuite coupés au plus près du cadre de la cloison.

Le film se pose côté intérieur de la pièce ou côté couloir, selon l’accès et l’usage. Il se nettoie ensuite avec un chiffon doux et un produit sans solvant agressif. Et si un jour l’entreprise déménage, se réorganise ou change de charte graphique, le film se retire. Sur ce point, un professionnel saura vous dire si le vitrage et le type de film choisi permettent un retrait propre.

Le dépoli, support d’identité

Une vitre dépolie peut aussi parler. Dans une entreprise, les cloisons vitrées sont vues par les salariés tous les jours, et par chaque visiteur qui traverse les locaux. Elles peuvent porter le logo, le nom des salles, une phrase de la marque, un motif dérivé de l’identité visuelle. C’est de la signalétique intérieure qui ne dit pas son nom… et qui ne prend pas un centimètre de mur.

One Ace, pour qui nous avons aussi réalisé une enseigne à LED, a fait le choix de la sobriété pour sa salle de réunion : un gris dépoli qui fait son travail sans se faire remarquer. C’est souvent la bonne approche pour une pièce de travail. L’identité de l’entreprise peut s’exprimer ailleurs, à l’accueil, en façade, sur les portes des bureaux, et la salle de réunion garder sa discrétion.

Il y a aussi les portes. Une salle de réunion vitrée a presque toujours une porte vitrée, et c’est souvent elle qui laisse voir la table en plein. Nous la traitons avec le même film et à la même hauteur que la cloison, pour que l’ensemble se lise comme une seule paroi. Sur la porte, une petite réserve transparente avec le nom de la salle, ou un pictogramme, aide aussi les visiteurs à s’y retrouver. Une salle « Cap Horn » ou « Port d’attache » se trouve plus facilement qu’une « salle 2 », et fait sourire au passage.

Ce qu’on regarde avant de proposer un film

  • L’usage de la pièce : réunions, entretiens, bureau individuel, accueil.
  • Qui passe devant la vitre, et à quelle distance.
  • La lumière naturelle disponible et son trajet dans les locaux.
  • Les couleurs des murs, du sol et du mobilier.
  • Le type de vitrage et l’état du verre.
  • L’envie, ou non, d’afficher l’identité de l’entreprise sur le verre.

Ce que le film ne fait pas (soyons honnêtes)

Un film dépoli protège des regards. Il ne protège pas des oreilles. Une cloison vitrée fine laisse passer les voix, et aucun adhésif ne changera grand-chose à l’isolation phonique d’un vitrage. Si les conversations de la salle de réunion s’entendent depuis le couloir, le dépoli rendra la scène invisible… mais pas muette. Dans ce cas, la question relève de l’aménagement : panneaux acoustiques, revêtements muraux, mobilier qui absorbe le son. Mieux vaut le savoir avant de compter sur le film pour tout régler.

Le dépoli ne remplace pas non plus un store ou un rideau quand on veut faire le noir complet, pour une projection par exemple. Il adoucit la lumière, il ne l’éteint pas. Et il ne protège pas de la chaleur comme un film solaire spécifique, conçu pour filtrer une partie du rayonnement. Chaque film a son métier ; le nôtre est de vous orienter vers le bon, quitte à vous dire que le dépoli n’est pas la réponse à votre question.

Dépoli, store, cloison pleine : comment trancher

Le store se lève et se baisse, c’est son grand avantage : il permet d’ouvrir la salle quand on veut de la transparence. Il demande en revanche une fixation, un entretien, et il prend la poussière. La cloison pleine règle la vue et une partie du son, mais au prix de travaux et de la lumière perdue. Le film dépoli est la solution la plus légère des trois. Il est permanent (tant qu’on ne le retire pas), il ne bouge pas, il ne s’use pas à la manipulation, et il se pose en une intervention. Pour une salle de réunion dont l’usage ne change pas d’une heure à l’autre, c’est souvent le meilleur compromis.

Les erreurs qui font regretter un film

Couvrir toute la vitre par réflexe, et transformer une salle lumineuse en boîte. Choisir un film miroir pour la confidentialité, sans savoir qu’il devient transparent dans l’autre sens dès que la lumière s’inverse, le soir par exemple. Poser soi-même un grand film à sec, et vivre ensuite avec une constellation de bulles. Oublier la porte vitrée de la salle, qui reste la seule fenêtre ouverte sur la réunion. Ou encore choisir une teinte sans regarder la pièce, et se retrouver avec un dépoli bleuté dans un intérieur tout en bois chaud. Rien de dramatique, mais rien d’agréable non plus.

Pour aller plus loin

Le verre n’est qu’une partie de l’histoire d’une enseigne et d’un local. Notre guide pratique pour créer une enseigne de magasin fait le tour du sujet, de la façade à la vitrine. Pour une vitrine qui parle à la rue plutôt qu’une vitre qui protège une réunion, regardez la façade de BRH Intérim. Et pour une signalétique intérieure pensée pour accueillir du public, celle du showroom de la Maison des Artisans.

Vos vitres en disent trop ?

Bureaux, cabinets, salles de réunion, espaces d’accueil entre Nantes et Ancenis : l’équipage de Graph’in ! conçoit et pose vos films dépolis, vitrophanies et éléments de signalétique, et peut aussi penser plus largement l’aménagement de vos espaces. Décrivez-nous vos cloisons sur notre page contact, photos à l’appui : on vous dit où poser le voile, et où laisser entrer le jour. Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

Un film dépoli assombrit-il une salle de réunion ?

Très peu. Le dépoli diffuse la lumière au lieu de la bloquer : elle traverse la vitre, mais les formes ne passent plus. La pièce reste claire, avec une lumière plus douce et moins de reflets sur les écrans. Un dépoli gris est un peu plus feutré qu’un dépoli blanc, sans faire de la salle une cave.

Faut-il dépolir toute la hauteur de la vitre ?

Pas forcément. Dans une salle de réunion, une bande posée entre la hauteur des yeux d’une personne assise et celle d’une personne debout suffit souvent à protéger les visages et les écrans. Le haut de la vitre peut rester transparent pour laisser passer la lumière, le bas peut être dépoli ou non selon ce qu’on veut masquer.

Quelle différence entre un film dépoli et un film miroir ?

Le film miroir réfléchit la lumière du côté le plus éclairé : il cache bien en journée, mais devient transparent dans l’autre sens quand la lumière s’inverse, le soir par exemple. Le dépoli diffuse la lumière dans les deux sens et masque de la même façon quelle que soit l’heure.

Peut-on retirer un film dépoli en cas de déménagement ?

Oui, un film adhésif se retire. Le retrait est plus ou moins simple selon le type de film et l’état du vitrage : c’est une question à poser avant la pose, pour choisir un film adapté si vous êtes locataire ou si vous prévoyez de changer d’aménagement.

Peut-on faire apparaître son logo dans un film dépoli ?

Oui. Le logo, le nom de la salle ou un motif peuvent être découpés dans le dépoli et laissés transparents, comme gravés dans le verre, ou au contraire dépolis sur une vitre claire. On peut aussi imprimer des couleurs sur certains films. C’est une façon de faire de la signalétique intérieure sans occuper de mur.