Le kakémono : bien choisir son modèle pour vos salons et événements
Le kakémono est un support de publicité sur le lieu de vente (PLV). Une toile imprimée, tendue sur une structure, qui se monte en quelques gestes et se replie dans un sac. Il peut être générique, et donner les informations de base sur votre entreprise, ou promotionnel, et pousser une offre bien précise. Grand format mais facile à transporter, il installe votre identité visuelle pour quelques heures ou quelques jours sur un salon, une foire professionnelle, une galerie marchande ou dans vos propres locaux.
Seulement voilà : derrière le mot « kakémono » se cache toute une flotte de modèles. À enrouleur, en X, suspendu, d’extérieur, recto seul ou double face, en bâche ou en tissu… Chacun a sa météo de prédilection. Choisir le mauvais, c’est partir en haute mer avec un canot de sauvetage : il flotte, mais pas longtemps. Petit tour du port, modèle par modèle, pour que vous sachiez lequel embarquer.
Avant le modèle, la durée de vie
La première question à vous poser ne porte pas sur la structure, mais sur le message. Votre kakémono doit-il durer des années ou servir pour une seule opération ?
Un kakémono générique présente l’entreprise : son nom, son métier, sa promesse, son univers visuel. Il sert salon après salon, il voyage, il se monte et se démonte souvent. Il mérite une structure solide, une toile de bonne qualité, un visuel intemporel.
Un kakémono promotionnel accompagne une offre, un lancement, un événement daté. Sa vie est plus courte. On peut alors choisir une structure plus légère, ou mieux encore, une structure qui permet de changer le visuel sans tout racheter.
Cette distinction guide tout le reste. Elle évite d’investir dans un modèle haut de gamme pour une opération d’un week-end, ou à l’inverse de voir un kakémono bas de gamme rendre l’âme à son troisième salon.
Le kakémono à enrouleur, le matelot à tout faire
C’est le modèle le plus répandu, celui qu’on appelle aussi « roll-up ». La toile s’enroule dans une cassette posée au sol, grâce à un ressort. Pour l’installer, on tire la toile vers le haut et on l’accroche à un mât télescopique fixé à l’arrière. Pour la ranger, on décroche, et la toile redescend dans sa cassette. Le tout se glisse dans une housse de transport.
Ses atouts sont nombreux. Il se monte seul, en moins d’une minute. La toile est protégée dans la cassette pendant le transport. Les formats sont variés : on trouve couramment des largeurs autour de 80, 85, 100 ou 120 cm pour une hauteur d’environ 2 m. Certains modèles plus haut de gamme ont une cassette rechargeable : on change la toile sans changer la structure, pratique pour faire évoluer le message.
Ses limites ? Il reste léger, donc sensible aux courants d’air et aux bousculades. Il est conçu pour l’intérieur. Et la qualité varie beaucoup d’un modèle à l’autre : un mécanisme fragile ou une cassette en plastique fin finissent par lâcher.
C’est le modèle que l’on recommande le plus souvent pour un premier kakémono de salon, celui qui accompagnera l’entreprise partout. Pour composer son visuel, on vous renvoie à l’exemple du kakémono réalisé pour Bahio, pensé pour être lu en passant.
Le kakémono en X, le poids plume
Ici, pas de cassette : la toile est tendue sur une structure en forme de X, grâce à des œillets placés aux quatre coins. On l’appelle souvent « X-banner ». Les baguettes se déplient, la toile se fixe, et le tour est joué.
C’est le plus léger des kakémonos sur pied. Il se transporte dans un simple tube ou une petite housse. Il convient bien aux opérations ponctuelles, aux animations en magasin, aux événements où l’on a peu de place pour stocker le matériel.
En contrepartie, la toile est moins protégée (elle se plie ou s’enroule à part), la structure est visible à l’arrière, et l’ensemble est moins stable qu’un enrouleur. On le réserve donc plutôt aux usages courts, dans des lieux calmes.
Le kakémono suspendu, la vigie au-dessus des têtes
Le kakémono suspendu ne touche pas le sol. Sa toile est maintenue entre deux barres, une en haut, une en bas, et s’accroche au plafond, à une poutre, à une structure de stand ou derrière une vitrine. Il s’affiche à la verticale, souvent au-dessus de la foule.
C’est sa grande force : dans un salon bondé, il se voit de loin, par-dessus les têtes, là où un kakémono au sol disparaît derrière les visiteurs. Il libère aussi de la place au sol, ce qui compte sur un petit stand. En vitrine, il habille l’espace sans gêner la circulation. Et comme il est souvent visible des deux côtés, on l’imprime volontiers en double face.
Il demande en revanche un point d’accroche (crochet, câble, rail), ce qui n’est pas toujours possible ou autorisé dans un hall d’exposition. On vérifie toujours le règlement du lieu avant de le commander.
Le kakémono d’extérieur, taillé pour le grand large
Dehors, tout change. Le vent, la pluie, le soleil n’ont aucune pitié pour un roll-up d’intérieur, qui s’envolera à la première rafale (les vols planés de kakémonos sur les parkings de magasins ne sont pas une légende).
Les modèles d’extérieur ont une embase que l’on remplit d’eau ou de sable pour la lester. Leur mât est souvent souple, ou monté sur ressort, pour plier sous le vent au lieu de basculer. Certaines toiles sont ajourées ou microperforées : de minuscules trous laissent passer l’air et réduisent la prise au vent. Les encres et les matières sont choisies pour résister à l’humidité et aux UV.
Le kakémono d’extérieur est idéal pour signaler une entrée, un événement, une animation devant un magasin ou sur un parking. Pour une présence permanente en façade, mieux vaut toutefois se tourner vers une enseigne ou une signalétique fixe : notre équipe enseigne et signalétique s’en occupe aussi.
Simple face ou double face ?
Selon l’emplacement, le kakémono peut être imprimé sur ses deux côtés. Un kakémono posé contre un mur n’a besoin que d’un recto. Un kakémono placé en bord d’allée, au milieu d’un espace, suspendu dans un hall ou installé en extérieur gagne à être double face : il est vu par ceux qui arrivent et par ceux qui repartent.
Pour un double face, on choisit une toile occultante, qui empêche le visuel d’un côté de transparaître de l’autre. Sans elle, en contre-jour, on verrait l’image du verso en filigrane, à l’envers, ce qui fait désordre. Certains roll-ups double face ont aussi deux toiles, montées de part et d’autre d’une même cassette.
Bâche ou tissu : le choix de la toile
La toile d’un kakémono est le plus souvent une bâche en PVC ou une toile en polyester.
- La bâche est résistante, opaque, facile à nettoyer. Sur un enrouleur, on choisit une version dite « anti-recourbement », qui ne se roule pas sur les bords une fois déployée.
- La toile polyester est plus légère, avec un rendu mat et un toucher textile. Elle ne fait pas de reflets sous les spots des halls d’exposition, et certaines se plient sans marquer.
Le choix dépend du lieu (éclairage, intérieur ou extérieur), de la fréquence d’utilisation et du rendu souhaité. Nos matelots vous orientent selon votre usage, et travaillent avec des imprimeurs grand format qui maîtrisent ces matières.
Dans vos propres locaux aussi
On pense au kakémono pour les salons, moins pour chez soi. C’est dommage. Dans un hall d’accueil, une salle d’attente, un showroom ou un magasin, quelques kakémonos bien placés jalonnent le parcours des visiteurs, présentent une partie de votre activité, expliquent un service ou rappellent vos valeurs. Ils habillent temporairement un espace sans travaux, et se changent quand le message évolue.
Un kakémono près de l’entrée pour accueillir, un autre près du comptoir pour présenter une offre, un troisième dans la salle d’attente pour raconter votre histoire : sans un coup de perceuse, votre espace prend les couleurs de votre marque.
La vie entre deux salons
Un kakémono passe plus de temps dans sa housse que déployé. Sa vie de transport et de stockage compte donc autant que son allure sur le stand.
- Le poids : un kakémono porté à bout de bras du parking jusqu’au hall, avec les cartons de dépliants dans l’autre main, se choisit léger.
- La housse : rembourrée de préférence, avec une bandoulière. Elle protège la cassette des chocs dans le coffre.
- Le montage : demandez-vous qui le montera, et dans quelles conditions. Un modèle qui exige deux personnes et un tournevis devient vite une corvée à sept heures du matin, avant l’ouverture du salon.
- Le stockage : à l’abri de l’humidité et des fortes chaleurs, à plat ou debout selon les indications du fabricant. Une toile rangée humide peut marquer ou moisir.
- Le nettoyage : un chiffon doux et un peu d’eau suffisent pour une bâche. On évite les produits agressifs qui ternissent l’impression.
Bien entretenu, un kakémono générique de qualité vous suivra de nombreuses saisons. Mal traité, il finira avec une toile cornée et un ressort fatigué au bout de quelques sorties. Un peu comme un bon ciré : on le rince, on le sèche, on le range, et il vous le rend bien.
Préparer un fichier qui tient la route
Un kakémono s’imprime en grand format, avec ses propres règles. Quelques points que nous vérifions systématiquement :
- Le format exact demandé par le fabricant, qui inclut souvent une zone cachée en bas (dans la cassette) et parfois en haut (dans la barre de fixation). Rien d’important ne doit s’y trouver.
- Des visuels de qualité suffisante pour être agrandis : photos haute définition, logos et textes en vectoriel.
- Des fonds perdus selon les indications de l’imprimeur.
- Un respect strict de votre charte graphique, pour que votre kakémono ressemble à vos autres supports.
- Une hiérarchie lisible de loin, avec un ou deux messages au maximum.
Pour les règles générales de préparation des fichiers (CMJN, fonds perdus, BAT), notre guide des supports imprimés fait le point.
Un kakémono, et le reste du stand
Le kakémono est rarement seul. Sur un salon, il travaille en équipe avec l’affiche, le flyer, le dépliant, la nappe, le comptoir, les badges. Plus ces supports se ressemblent, plus votre stand se repère et se retient. On en parle dans notre article sur la communication du Salon de l’Habitat de Carquefou, confiée à Graph’in !, et de la façon d’accompagner un événement avant, pendant et après.
On choisit ensemble ?
Pour vos salons, vos événements, vos opérations commerciales ou tout simplement pour habiller vos locaux, les créatifs de Graph’in ! vous conseillent sur le type de kakémono et de fixation qu’il vous faut, conçoivent le visuel et suivent l’impression. Découvrez notre offre Édition & objets publicitaires et nos réalisations, puis faites signe à nos matelots. Levez l’encre !
Vos questions, nos réponses
Quelle différence entre un roll-up et un X-banner ?
Le roll-up (kakémono à enrouleur) range sa toile dans une cassette posée au sol, grâce à un ressort : il se monte seul en un instant et protège la toile pendant le transport. Le X-banner tend la toile sur une structure en X grâce à des œillets : il est plus léger, mais moins stable et la toile se range à part.
Peut-on laisser un kakémono dehors ?
Seulement s’il est conçu pour l’extérieur : embase lestée avec de l’eau ou du sable, mât souple ou monté sur ressort, toile résistante à l’humidité et aux UV, parfois microperforée pour laisser passer le vent. Un roll-up d’intérieur ne tient pas face aux rafales.
Peut-on changer le visuel d’un kakémono sans racheter la structure ?
Oui, avec certains modèles. Les kakémonos à enrouleur à cassette rechargeable acceptent une nouvelle toile, tout comme les X-banners et les kakémonos suspendus, dont la toile se décroche. C’est une bonne solution pour faire évoluer un message promotionnel.
Bâche PVC ou toile polyester : quelle matière choisir pour un kakémono ?
La bâche PVC est opaque, solide et facile à nettoyer ; sur un enrouleur, on la choisit anti-recourbement. La toile polyester est plus légère, avec un rendu mat sans reflets sous les spots. Le choix dépend du lieu, de l’éclairage et de la fréquence d’utilisation.
Pourquoi le bas d’un fichier de roll-up doit-il rester vide ?
Parce qu’une partie de la toile reste cachée dans la cassette une fois le kakémono déployé, et parfois une autre dans la barre du haut. Le fabricant indique la taille de ces zones : on n’y place ni texte ni logo, seulement la continuité du fond.



