Un format qui surprend dès qu’on le tient en main

La Créa de la Semaine – Dépliant « Fileatrade »

Une plaquette compacte, un format qui sort de l’ordinaire, une mise en page pensée pour surprendre : c’est le dépliant que Graph’in ! a réalisé pour Fileatrade. L’intention de départ tenait en une phrase. Du format à la mise en page, faire le choix de l’originalité pour surprendre les prospects et éveiller leur intérêt.

Le format, justement. On le choisit souvent en dernier, presque par défaut (« on part sur de l’A4 plié en trois, comme d’habitude ? »). C’est pourtant la première chose que votre prospect perçoit, avant même de lire un mot. Sa main sent la taille, l’épaisseur, la forme. Un format inattendu, c’est une petite secousse dans la routine du courrier et des salons. Hissez la grand-voile : on vous emmène hors des sentiers battus.

Le format, premier message de votre dépliant

Pensez à la dernière fois qu’on vous a tendu un document sur un salon. Vous l’avez pris, poliment. Puis il a rejoint la pile des autres dans votre sac. Le lendemain, en vidant le sac, lequel avez-vous regardé en premier ? Probablement celui qui ne ressemblait pas aux autres. Plus petit, carré, plié d’une drôle de façon, sur un papier différent…

Le format agit avant le contenu. Il dit quelque chose de votre entreprise : sa créativité, son soin du détail, son envie de bien faire. Un format standard, bien exécuté, dit « sérieux ». Un format inattendu, bien exécuté, dit « sérieux, et un peu plus ». C’est ce « un peu plus » que Fileatrade est venu chercher chez Graph’in !.

Attention, on parle bien de format bien exécuté. Un format original mal maîtrisé (qui ne tient pas dans une enveloppe, qui se déplie tout seul, dont le texte se perd dans un pli) dit surtout « on n’a pas réfléchi ». L’originalité se travaille, comme une manœuvre délicate au port : avec de la méthode.

Compact ne veut pas dire étriqué

Une plaquette compacte présente un avantage évident : elle se glisse partout. Dans une poche de veste, dans un portefeuille, dans un sac à main, dans un carnet. Elle reste plus longtemps avec son propriétaire qu’un grand format qu’on finit par plier en quatre (ou jeter).

Le revers de la médaille, c’est la place. Moins de surface, donc moins de texte, donc des choix. Et c’est une excellente nouvelle ! Un format compact oblige à aller droit au but : une promesse, quelques arguments, un appel à l’action. Tout ce qui n’aide pas le prospect à comprendre ce que vous faites et à vous contacter passe par-dessus bord.

Pour gagner de la surface sans perdre la compacité, il y a une astuce vieille comme l’imprimerie : le pli. Une feuille de grande taille, pliée plusieurs fois, se range dans un petit volume et se déploie en grand. Le prospect tient un objet discret, puis découvre une surface généreuse en l’ouvrant. C’est tout le charme du dépliant.

Le grand catalogue des formats qui surprennent

Il existe bien plus de façons de plier une feuille qu’on ne l’imagine. Petit inventaire, non exhaustif, de ce que nos matelots aiment sortir de la cale quand un client veut sortir du rang.

Le format carré

Un dépliant carré (15 x 15 cm, 21 x 21 cm une fois fermé…) se remarque immédiatement dans une pile de documents rectangulaires. Il évoque l’édition d’art, le design, le soin. Il se prête bien aux belles photos et aux mises en page aérées. À surveiller : il ne rentre pas dans les présentoirs standards ni dans toutes les enveloppes.

Le format allongé

Plus étroit et plus haut que le format DL classique, un format allongé (en « marque-page ») a quelque chose d’élégant et de pratique. Il se glisse dans un livre, un agenda, une pochette. Il impose une mise en page verticale, en colonne, qui guide l’œil de haut en bas.

Le pli fenêtre

Les deux volets extérieurs se replient vers le centre et se rejoignent au milieu, comme les deux battants d’une porte. À l’ouverture, le panneau central apparaît d’un coup, comme un rideau qui s’ouvre sur une scène. C’est l’un des plis les plus théâtraux : parfait pour révéler une image forte ou une offre phare.

Le pli accordéon multiple

Quatre, cinq, six volets pliés en zigzag. Le dépliant devient une petite frise qui se déroule. Idéal pour raconter une histoire, un parcours, une gamme de produits, ou pour présenter une chronologie. Une fois ouvert, il peut même tenir debout sur une table.

Le pli croisé

Un premier pli dans un sens, un second dans l’autre : la feuille se replie comme une carte routière. Le format fermé est très compact, le format ouvert très grand. On l’utilise pour les plans, les programmes, les affichettes qu’on veut pouvoir distribuer en main propre.

La découpe

Une découpe à la forme (coins arrondis, encoche, fenêtre ajourée, silhouette d’un objet) transforme le dépliant en objet. Elle demande un outil de découpe spécifique chez l’imprimeur, et un fichier préparé avec un tracé de coupe à part. Un vrai plus pour l’effet de surprise, à réserver aux projets où elle a du sens.

La liste pourrait continuer longtemps (pli parallèle, pli économique, dépliant à rabats collés…). Chaque format a sa personnalité. Le bon est celui qui sert votre message, pas celui qui impressionne le plus sur le papier.

Les contraintes à vérifier avant d’oser

Surprendre, oui. Se compliquer la vie, non. Avant de valider un format original, Graph’in ! passe toujours en revue une série de questions très terre à terre.

  • Où sera-t-il distribué ? Un dépliant posé dans un présentoir de comptoir doit tenir dans ce présentoir. Un format trop grand ou trop petit glisse, se couche, disparaît.
  • Sera-t-il envoyé par courrier ? Un format hors normes peut demander une enveloppe sur mesure, et changer les conditions d’envoi postal.
  • Comment se plie-t-il ? Certains plis se font en machine, d’autres demandent une finition à la main. Le choix a un impact sur la fabrication.
  • Le papier supporte-t-il le pli ? Au-delà d’environ 170 g/m², il faut un rainage pour que le papier ne casse pas. Le sens des fibres compte aussi : un pli contre le sens des fibres est moins net.
  • Combien de feuilles par planche ? Un format exotique peut utiliser moins bien la feuille de l’imprimeur, et générer plus de chutes. On optimise le format en conséquence.

Ces questions n’ont rien de glamour. Elles évitent pourtant les mauvaises surprises au moment de la livraison, quand on découvre que le joli dépliant carré ne rentre dans aucune enveloppe de la papeterie du coin.

Une mise en page qui épouse le format

Un format original appelle une mise en page qui va avec. Recopier la maquette d’un A4 classique dans un format carré, c’est comme poser une voile de dériveur sur un trois-mâts : ça flotte, mais ça n’avance pas.

Quelques principes guident notre travail sur ce type de projet. La surprise se ménage : la couverture intrigue, l’ouverture révèle. On joue avec le pli au lieu de le subir, par exemple avec une image qui se coupe en deux à la fermeture et se reconstitue à l’ouverture. On garde de l’air : un format compact supporte mal les pages pleines à ras bord. On pense aux deux sens de lecture quand le format s’y prête.

Et on n’oublie jamais l’objectif : le prospect doit comprendre ce que vous faites et savoir comment vous joindre. L’originalité du format attire l’attention. Le contenu, lui, doit la retenir. Pour le détail de l’ordre de lecture des volets, on vous renvoie au dépliant 3 volets de Bahio, qui décortique le sujet volet par volet.

Le papier fait la moitié de l’effet

Un format original sur un papier banal perd une partie de son charme. À l’inverse, un papier bien choisi double l’effet de surprise. Quelques pistes :

  • Un papier épais et mat donne une impression de qualité dès la prise en main.
  • Un papier texturé (grain, vergé, feutré) appelle le toucher et marque les esprits.
  • Un papier de couleur, teinté dans la masse, sort complètement du lot des documents blancs.
  • Une finition (vernis sélectif, dorure, pelliculage soft touch) ajoute une dimension sensorielle.

Le tout est de rester cohérent avec votre image. Une entreprise de conseil n’a pas les mêmes codes qu’une boutique de créateurs. Notre guide des supports de communication imprimés détaille les grandes familles de papiers et de finitions.

La maquette blanche, notre boussole

Un format inhabituel se juge mal à l’écran. Les proportions trompent, les plis n’existent pas, l’épaisseur du papier non plus. C’est pourquoi nous fabriquons, avant toute impression, une maquette blanche : le dépliant à taille réelle, découpé et plié à la main, parfois sur le papier prévu, sans aucune impression ou avec une impression de travail sur notre imprimante.

Ce petit objet sans prétention répond à des questions que dix réunions ne régleraient pas. Le format tient-il bien en main ? Le pli se fait-il dans le bon sens ? La couverture donne-t-elle envie d’ouvrir ? Le dépliant fermé reste-t-il fermé, ou s’entrouvre-t-il tout seul sur la table ? Rentre-t-il dans la poche intérieure d’une veste, dans l’enveloppe prévue, dans le présentoir de l’accueil ?

On la fait circuler autour de soi, on la tend à quelqu’un qui ne connaît pas le projet, on observe ses gestes. S’il cherche le sens d’ouverture, c’est que la couverture ne guide pas assez. S’il ouvre le mauvais volet en premier, c’est que le pli raconte autre chose que ce qu’on voulait. Une maquette blanche coûte une feuille de papier et quelques minutes. Elle évite de découvrir un défaut sur une palette entière de dépliants imprimés.

Surprendre sans perdre le cap

L’originalité ne se décrète pas, elle se justifie. Avant de choisir un format inhabituel, posez-vous une question simple : en quoi ce format raconte-t-il quelque chose de mon entreprise ? Un format compact pour une activité qui valorise l’agilité. Un pli fenêtre pour une entreprise qui aime révéler. Un accordéon pour un métier qui suit des étapes. Quand le format et le message vont dans le même sens, le prospect le sent, même sans pouvoir l’expliquer.

C’est ce que Graph’in ! a cherché pour Fileatrade : un dépliant compact, original dans son format comme dans sa mise en page, qui fait son effet dès qu’on le tient en main.

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Vos questions, nos réponses

Un format de dépliant original complique-t-il la fabrication ?

Parfois. Un format qui utilise mal la feuille de l’imprimeur, une découpe spécifique ou un pliage à la main demandent plus de travail en atelier. Graph’in ! vérifie ces points avant de valider le format, et l’ajuste pour garder l’effet de surprise sans gaspiller de papier.

Quels formats de dépliant sortent le plus de l’ordinaire ?

Le format carré, le format allongé façon marque-page, le pli fenêtre qui s’ouvre comme deux battants, l’accordéon à plusieurs volets, le pli croisé façon carte routière, ou encore la découpe à la forme. Chacun a sa personnalité : le bon choix dépend du message à faire passer.

Un dépliant carré tient-il dans un présentoir standard ?

Rarement. Les présentoirs de comptoir sont le plus souvent prévus pour le format DL (environ 10 x 21 cm) ou l’A5. Si votre dépliant doit être exposé dans un présentoir existant, mieux vaut vérifier ses dimensions avant de valider un format carré ou atypique.

Comment garder un dépliant compact sans tout entasser dessus ?

En choisissant les messages avant de mettre en page : une promesse, quelques arguments, un appel à l’action et vos coordonnées. Le pli permet ensuite de gagner de la surface à l’ouverture tout en restant discret une fois fermé.

Quel pli choisir pour créer un effet de surprise à l’ouverture ?

Le pli fenêtre est l’un des plus spectaculaires : les deux volets extérieurs s’ouvrent comme des battants et révèlent d’un coup le panneau central. Le pli roulé ménage aussi une découverte progressive. L’accordéon, plus linéaire, convient mieux aux contenus qui se racontent étape par étape.