Un salon de coiffure nantais qui annonce la couleur, tarifs compris

Le Site de la Semaine – « Noms d’Oiseaux »

Combien coûte une coupe ? La question paraît simple. Pourtant, poussez la porte de dix salons et vous obtiendrez dix façons d’y répondre : au forfait, à la longueur, au temps passé, « ça dépend »… Avant de réserver, beaucoup de clients préfèrent donc se faire une idée en ligne. Et s’ils ne trouvent rien, ils vont voir ailleurs, où l’on affiche.

Graph’in ! a réalisé le site internet de Noms d’Oiseaux, le nouveau salon de coiffure de l’hypercentre de Nantes. Tarifs, réalisations et contacts : on y retrouve l’ensemble des informations et actualités du salon, sur une vitrine qui allie sobriété, modernité et chic à la nantaise. Parmi ces rubriques, il y en a une que les salons hésitent souvent à soigner, et c’est d’elle que nous parlons cette semaine : la page des tarifs.

Afficher ses prix : un geste de confiance

Beaucoup de professionnels redoutent d’afficher leurs tarifs en ligne. Peur d’être comparés, peur de paraître trop chers, peur de se lier les mains. C’est compréhensible. Mais du côté du client, l’absence de prix produit l’effet inverse de celui qu’on espère : il imagine le pire, ou il suppose qu’on lui cache quelque chose.

Une page de tarifs claire dit au visiteur : « ici, pas de mauvaise surprise au moment de payer ». Elle trie aussi la clientèle en amont. Celui qui trouve la grille trop élevée pour son budget ne prendra pas de rendez-vous qu’il annulera ; celui qui réserve sait à quoi s’attendre. Tout le monde gagne du temps, y compris la personne qui répond au téléphone du salon.

Pour un salon de coiffure, la question ne se pose d’ailleurs pas tout à fait en ces termes : la réglementation française impose aux salons d’afficher les prix de leurs principales prestations, à l’intérieur et de façon visible de l’extérieur. Le site prolonge en quelque sorte cette vitrine. Pour le détail de vos obligations, la DGCCRF et votre fédération professionnelle restent les meilleures sources ; ici, on parle surtout de la façon de présenter les choses.

Reste la crainte d’être comparé. Elle est fondée : vos clients compareront, avec ou sans votre grille. Autant qu’ils comparent sur la base de vos vrais prix, présentés avec vos mots et à côté de vos réalisations, plutôt que sur une estimation au doigt mouillé ou sur l’avis d’un voisin. Un tarif bien expliqué se défend tout seul ; un tarif caché se fait deviner, et rarement à votre avantage.

Construire une grille tarifaire lisible

Une page de tarifs ratée ressemble souvent à un tableur photocopié : trois colonnes, quarante lignes, des abréviations que seuls les coiffeurs comprennent. Une page réussie se lit comme une carte de restaurant bien faite.

Regrouper par famille de prestations

Coupes, couleurs, mèches et balayages, soins, coiffage et chignons, barbe… Chaque famille a son intertitre. Le visiteur qui cherche le prix d’un balayage descend directement à la bonne rubrique sans lire le reste. Sur un téléphone, ces intertitres peuvent même se replier en accordéon, pour éviter un long défilé.

Parler la langue du client

« Shampooing + coupe + brushing » est plus clair que « SCB ». « Cheveux courts, mi-longs, longs » mérite une petite précision (au-dessus des épaules, aux épaules, en dessous), parce que chacun a sa propre idée de ce qu’est un cheveu long. Ces détails évitent la discussion gênante au moment de l’encaissement.

Assumer les « à partir de »

Certaines prestations ne peuvent pas avoir un prix fixe : une couleur dépend de la longueur, de l’épaisseur, de l’état du cheveu. Le « à partir de » est alors honnête, à condition de dire ce qui fait varier le prix. Une phrase suffit : « Le tarif est confirmé lors du diagnostic, avant toute prestation. » Le client sait qu’il ne découvrira pas le montant après coup.

Le prix en texte, jamais en image

Une grille tarifaire scannée ou exportée en image est illisible sur mobile, ignorée par les moteurs de recherche, inaccessible aux personnes malvoyantes et pénible à mettre à jour. Sur les sites WordPress que conçoit Graph’in !, les tarifs sont saisis en texte, dans un tableau simple que le salon peut modifier lui-même. Une augmentation, une nouvelle prestation ? On change la ligne, on enregistre, c’est réglé.

Le chic, c’est aussi la mise en page

Le site de Noms d’Oiseaux joue la sobriété et la modernité. Ce parti pris vaut aussi pour la page des tarifs, qu’on a parfois tendance à traiter comme une page technique, à part du reste du site.

Une grille élégante repose sur peu de choses : une typographie lisible, des alignements propres (les prix calés à droite, sur la même verticale), de l’espace entre les familles de prestations, une couleur d’accent utilisée avec parcimonie. Des points de conduite entre l’intitulé et le prix, comme sur les cartes de brasserie, guident l’œil sur grand écran ; sur mobile, on préfère souvent passer le prix sous l’intitulé pour éviter les retours à la ligne hasardeux.

La règle d’or : la page des tarifs doit appartenir au même univers que le reste du site. Si l’accueil est chic et épuré et que la grille ressemble à un ticket de caisse, le charme se rompt au pire moment, celui où le client s’apprête à réserver.

Les réalisations, la preuve par l’image

Un prix seul ne dit rien de la qualité. Un balayage à tel tarif, oui… mais quel balayage ? La galerie de réalisations répond à cette question mieux que n’importe quel texte. Le site de Noms d’Oiseaux associe d’ailleurs tarifs et réalisations, et c’est un duo qui fonctionne bien.

Quelques principes pour une galerie de coiffure qui donne envie :

  • des photos prises dans une lumière flatteuse et constante, pour que les couleurs soient fidèles (un blond qui tire au vert sous un néon ne rend service à personne) ;
  • des prises de vue de dos, de profil et de face quand la coupe le mérite ;
  • l’accord de la personne photographiée avant toute publication, évidemment, avec la possibilité de ne pas montrer son visage ;
  • des images compressées et redimensionnées, pour que la galerie se charge vite sur un téléphone.

Le lien entre galerie et tarifs peut aller plus loin : sous une série de balayages, un petit lien « Voir le tarif » ; dans la grille, un lien « Voir des exemples ». Le visiteur passe de l’envie au prix, puis du prix à la réservation, sans chercher son chemin. Si vous avez besoin d’images de qualité, l’équipage réalise aussi des photos et vidéos professionnelles.

De la page tarifs au fauteuil

Une fois le prix trouvé, le visiteur doit pouvoir passer à l’étape suivante sans effort. Le numéro du salon, cliquable sur mobile, reste visible en haut ou en bas de la page. Si le salon utilise un service de réservation en ligne, un bouton « Prendre rendez-vous » se place juste après la grille, pas trois pages plus loin.

Les informations pratiques complètent le tout : adresse, horaires, accès. Dans l’hypercentre d’une ville comme Nantes, on peut ajouter les arrêts de tram ou de bus les plus proches et les parkings du quartier. Ces deux lignes évitent bien des retards et des appels « je suis devant la fontaine, c’est par où ? ».

Ces mêmes informations doivent figurer, à l’identique, sur la fiche Google Business Profile du salon. C’est souvent par elle que les clients découvrent un nouveau salon, avant même de visiter son site. Nous lui avons consacré un autre Site de la Semaine, celui de Lab’oh !.

Tenir ses prix à jour, toute l’année

Un tarif périmé est pire qu’un tarif absent. Le client qui arrive avec en tête le prix vu en ligne et découvre un montant plus élevé à la caisse se sent floué, même si l’écart est modeste et la hausse justifiée.

Quelques réflexes simples :

  • mettre à jour le site le jour même où l’affichage du salon change ;
  • indiquer en bas de la grille « Tarifs en vigueur au » suivi de la date, pour que le visiteur sache que la page est suivie ;
  • retirer les prestations qu’on ne propose plus, plutôt que de les laisser « au cas où ».

Les offres ponctuelles (une remise de rentrée, un forfait mariage pour la saison) trouvent leur place dans la rubrique actualités du site, avec une date de fin claire. La grille permanente reste propre, les promotions vivent leur vie à côté.

Les tarifs et le référencement

Dernier avantage, plus discret : une page de tarifs bien rédigée attire aussi des visiteurs depuis les moteurs de recherche. Des recherches comme « prix coupe femme Nantes » ou « tarif balayage » existent bel et bien. Une page en texte, avec des intitulés compréhensibles et le nom de la ville dans son titre, a toutes ses chances d’apparaître sur ces requêtes. Une image scannée, elle, n’en a aucune.

Les actualités, le carnet de bord du salon

Le site de Noms d’Oiseaux réunit aussi les actualités du salon. C’est un bon complément à la grille tarifaire, parce que tout ce qui bouge n’a pas sa place dans un tableau de prix. Une nouvelle gamme de soins, des horaires élargis avant les fêtes, une fermeture pendant les congés d’été, une nouvelle prestation au catalogue : autant de nouvelles qui intéressent les clients réguliers et rassurent les nouveaux.

Une actualité de salon n’a pas besoin d’être longue. Un titre explicite, une photo, trois ou quatre phrases et, si c’est utile, un lien vers la ligne correspondante de la grille tarifaire. Ce qui fait la différence, c’est la régularité. Un fil d’actualités dont le dernier message date de deux ans donne l’impression d’un salon qui a baissé le rideau ; quelques messages par saison suffisent à montrer que la boutique tourne.

Le site et Instagram, deux rames du même bateau

La plupart des salons publient leurs réalisations sur Instagram, et c’est bien normal : la coiffure est un métier d’images. Le réseau social et le site n’ont pourtant pas le même rôle. Instagram montre le quotidien, au fil de l’eau ; le site garde les informations stables (tarifs, horaires, adresse, prestations) et les meilleures réalisations, classées et faciles à retrouver.

Les deux gagnent à se renvoyer la balle : un lien vers le site dans la biographie du compte, un lien vers le compte depuis le site, et de temps en temps une publication qui annonce une nouveauté détaillée en ligne. Le client qui découvre le salon par une photo de balayage sait où trouver le prix ; celui qui arrive sur le site voit que le salon vit, jour après jour, sur son compte.

Votre vitrine en ligne, aussi soignée que votre salon

Salon de coiffure, institut, barbier, atelier de prestations à la carte : si vos tarifs dorment dans un PDF ou dans votre tiroir, votre site a sans doute une page à gagner. Graph’in ! conçoit des sites internet WordPress et anime les réseaux sociaux des professionnels de Nantes, d’Ancenis et de la Loire-Atlantique, et à distance partout en France. Jetez un œil à nos réalisations puis écrivez-nous. Promis, chez nous, les noms d’oiseaux restent sur l’enseigne.

Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

Faut-il afficher ses tarifs sur le site d’un salon de coiffure ?

C’est fortement recommandé. Une grille claire rassure le client avant sa venue, trie les demandes en amont et évite les mauvaises surprises à la caisse. Les salons sont d’ailleurs déjà tenus d’afficher les prix de leurs principales prestations ; le site prolonge cette vitrine. Pour le détail des obligations, renseignez-vous auprès de la DGCCRF ou de votre fédération professionnelle.

Comment présenter les prestations dont le prix varie ?

Avec un « à partir de » accompagné d’une phrase qui explique ce qui fait varier le prix (longueur, épaisseur, état du cheveu) et le moment où il est confirmé, par exemple lors du diagnostic avant la prestation. Le client sait alors qu’il ne découvrira pas le montant après coup.

Pourquoi ne pas mettre sa grille de tarifs en image ou en PDF ?

Parce qu’une image se lit mal sur téléphone, n’est pas comprise par les moteurs de recherche, reste inaccessible aux personnes malvoyantes et oblige à refaire le fichier à chaque changement. Une grille saisie en texte s’affiche bien partout et se modifie en quelques secondes.

Peut-on modifier soi-même ses tarifs sur son site ?

Oui. Sur les sites WordPress conçus par Graph’in !, les tarifs sont rangés dans un tableau simple que vous mettez à jour vous-même. Pensez à le faire le jour où l’affichage du salon change et à indiquer la date des tarifs en vigueur en bas de la grille.

Comment relier la galerie de réalisations à la page des tarifs ?

Par des liens croisés : sous une série de photos, un lien vers le tarif de la prestation ; dans la grille, un lien vers des exemples. Le visiteur passe de l’envie au prix, puis à la prise de rendez-vous, sans chercher son chemin.