Des étiquettes qui racontent la ferme avant même d’ouvrir le pot

La Créa de la Semaine – Étiquettes « Ferme des Landes »

Des étiquettes bien pensées pour une gamme qui se tient

Une ferme qui vend ses produits, c’est un peu une flottille : chaque bateau a sa forme, sa taille, sa cargaison… mais tous doivent battre le même pavillon. La Ferme des Landes a fait appel à Graph’in ! pour uniformiser ses packagings. Mission acceptée avec le sourire (et un grand merci pour la confiance). L’idée : que chaque contenant, quel que soit son format, soit reconnu au premier coup d’œil comme un produit de la ferme.

Sur le papier, ça paraît simple. On prend le logo, on le colle partout, on change le nom du produit et le tour est joué ? Pas tout à fait. Une gamme cohérente se construit comme une coque : avec un plan, des gabarits et quelques règles que l’on respecte même quand on est pressé. C’est ce chantier que nous vous racontons ici, avec les questions que l’on se pose à l’atelier quand un producteur nous confie ses étiquettes.

Pourquoi uniformiser ses packagings ?

Sur un étal de marché à Ancenis, dans une épicerie fine de Nantes ou dans un magasin de producteurs, vos produits sont rarement seuls. Ils côtoient ceux des voisins, souvent sur la même étagère, parfois dans le même panier. Le client a quelques secondes pour choisir. S’il a aimé votre produit la semaine dernière, il doit pouvoir le retrouver sans chercher. Et s’il découvre un autre produit de votre ferme, il doit comprendre tout de suite qu’il vient de la même maison.

Quand chaque étiquette a été dessinée à un moment différent, par une personne différente, avec les moyens du bord, le résultat ressemble souvent à un port un jour de grande marée : tout flotte, rien n’est amarré au même ponton. Une police par-ci, une couleur par-là, un logo étiré sur un pot et compressé sur un sachet… Le client ne s’en rend pas compte consciemment. Il sent juste que « ça ne fait pas sérieux ».

Uniformiser, c’est donner à votre production l’allure d’une famille. Les produits se recommandent entre eux. Celui qui a acheté un premier produit repère le deuxième. Et la ferme gagne une signature visuelle que l’on reconnaît de loin, même sans lunettes.

Le gabarit commun, colonne vertébrale de la gamme

Tout commence par un gabarit. C’est le squelette que l’on retrouvera sur toutes les étiquettes : l’emplacement du logo, celui du nom du produit, la zone des mentions obligatoires, la place réservée au code-barres s’il y en a un. On le dessine une fois, avec soin, puis on le décline.

Ce qui ne bouge jamais

Certains éléments restent fixes d’un produit à l’autre. Le logo, toujours au même endroit et à la même taille relative. La typographie du nom de la ferme. La structure générale (bandeau en haut, illustration au centre, informations en bas, par exemple). Ces constantes sont les amarres de la gamme : si on les lâche, le reste dérive.

Ce qui change d’un produit à l’autre

D’autres éléments varient, pour que chaque produit garde sa personnalité : le nom, bien sûr, mais aussi une couleur dédiée, un pictogramme ou une petite illustration. Tout l’art est dans le dosage. Trop de fixe, et tous les produits se ressemblent au point qu’on les confond. Trop de variable, et l’effet famille disparaît.

Chez Graph’in !, nous construisons ce gabarit directement dans des fichiers vectoriels, avec des calques bien nommés. Le jour où vous lancez un nouveau produit, inutile de tout redessiner : on ouvre le gabarit, on change ce qui doit changer, on vérifie, on imprime. La gamme s’agrandit sans perdre le nord.

Un code couleur pour s’y retrouver d’un coup d’œil

La couleur est souvent l’outil le plus efficace pour distinguer les produits d’une même gamme. Le client ne lit pas toujours le nom : il repère d’abord une teinte. Attribuer une couleur à chaque produit (ou à chaque famille de produits) permet de s’orienter sans effort, comme les bouées qui balisent un chenal.

Quelques précautions, tout de même. Les couleurs doivent rester cousines : même intensité, même famille de tons, pour que l’ensemble reste harmonieux une fois aligné sur une étagère. Elles doivent aussi tenir compte du contenu : une couleur qui rappelle le produit aide à le comprendre, une couleur à contre-emploi peut semer le doute. Et elles doivent passer à l’impression. Un vert pomme lumineux à l’écran peut virer au kaki sur un papier non couché ; on vérifie donc sur épreuve avant de lancer toute la série.

Nous préparons enfin une petite fiche récapitulative : la liste des produits, la couleur attribuée à chacun, ses références d’impression. Le jour où une autre personne doit intervenir sur vos étiquettes, elle a la carte du chenal sous les yeux.

La hiérarchie de l’information : on ne crie pas tout en même temps

Une étiquette, c’est une petite surface qui doit dire beaucoup de choses. Le nom de la ferme, le nom du produit, le poids ou le volume, la composition s’il y a lieu, la date, les coordonnées du producteur, et toutes les mentions que la réglementation impose selon le type de produit. Si tout est écrit à la même taille, rien ne ressort. C’est le brouhaha d’un quai un matin de criée.

Nous définissons donc une hiérarchie, toujours la même sur toute la gamme :

  • en premier, ce qui fait acheter (le nom du produit, l’illustration, la couleur) ;
  • ensuite, ce qui rassure (le nom de la ferme, son origine locale) ;
  • enfin, ce qui informe (les mentions, la composition, la conservation), lisible mais discret.

Cette hiérarchie a un autre avantage : le client qui a lu une étiquette de la ferme sait où chercher l’information sur toutes les autres. Il trouve la date au même endroit, la composition au même endroit. C’est un confort qu’on ne remarque pas… sauf quand il manque.

Un mot sur les mentions obligatoires : elles varient selon les produits (frais, conserves, produits transformés…) et leurs règles évoluent. Nous réservons dans le gabarit la place et la taille de caractère nécessaires, puis nous vérifions avec vous la liste à jour qui s’applique à chaque produit avant de valider les fichiers.

Un seul habillage, plusieurs contenants

Dans une ferme, les contenants sont rarement tous identiques. Pots, bocaux, bouteilles, sachets, barquettes, boîtes : chaque forme impose ses contraintes. Une étiquette qui fonctionne à plat sur une boîte peut se déformer sur un bocal arrondi. Une étiquette verticale sur une bouteille ne se lit pas comme une pastille sur un couvercle.

Le travail consiste à adapter le gabarit sans le trahir. On garde les mêmes éléments, la même hiérarchie, les mêmes couleurs, mais on recompose pour chaque format. Sur un petit contenant, on simplifie : le logo devient plus compact, l’illustration se resserre. Sur un grand, on peut se permettre plus d’air. Le client reconnaît la famille, même si les membres n’ont pas tous la même taille. Du mousse au capitaine, tout l’équipage porte le même pavillon sur la vareuse.

Avant de valider, nous faisons des maquettes à l’échelle 1, collées sur les vrais contenants quand c’est possible. On tourne le bocal, on regarde de loin, on vérifie que le nom du produit reste visible quand le pot est posé sur une étagère avec ses voisins. Ce petit test évite bien des surprises à la sortie de l’imprimerie.

Dernier détail, et pas des moindres : le sens de lecture. Sur un bocal, le client tourne le pot. Sur un sachet posé à plat, il lit de haut en bas. Sur une bouteille couchée dans une caisse, il ne voit parfois que le bouchon ! Nous réfléchissons à la façon dont le produit sera présenté (debout, couché, empilé, en vrac dans un panier) pour placer le nom et la couleur là où le regard tombe en premier.

Le choix du support et de l’impression

Une étiquette de produit fermier vit souvent une vie agitée : frigo, condensation, manipulations, parfois un passage sous l’eau quand le client garde le bocal. Le choix du support compte autant que le dessin.

Papier mat, papier texturé pour un rendu artisanal, adhésif synthétique qui résiste à l’humidité, colle adaptée aux surfaces froides : chaque option a ses atouts. Un papier texturé donne un caractère « fait main » qui va bien à une production fermière ; un support synthétique tient mieux au frigo. Le bon choix dépend du produit, de sa conservation et de la façon dont vous posez vos étiquettes (à la main ou avec une étiqueteuse).

Graph’in ! s’occupe aussi de la partie impression : choix du support, format des rouleaux ou des planches, préparation des fichiers aux normes de l’imprimeur. Vous recevez des étiquettes prêtes à poser, sans passer vos soirées à décortiquer des fiches techniques. Pour en savoir plus sur nos supports imprimés, faites un détour par notre page édition et objets publicitaires.

Les erreurs qui font chavirer une gamme

À force de voir passer des étiquettes à l’atelier, nous avons dressé notre petite liste des écueils les plus fréquents :

  • refaire une étiquette « vite fait » pour un nouveau produit, sans repartir du gabarit (la première fissure dans la coque) ;
  • multiplier les polices de caractères, alors que deux suffisent largement, une pour les titres et une pour le texte ;
  • déformer le logo pour le faire rentrer dans un format étroit ;
  • écrire les mentions obligatoires si petit qu’il faut une loupe ;
  • oublier la place du code-barres ou de l’étiquette de prix du revendeur, qui vient alors masquer l’illustration ;
  • valider sur écran sans épreuve papier.

Aucune de ces erreurs n’est grave isolément. Mises bout à bout, elles transforment une gamme soignée en patchwork. Le gabarit commun sert justement à les éviter.

L’étiquette, prolongement de l’identité de la ferme

Une étiquette n’est jamais un objet isolé. Elle prolonge le logo, l’enseigne du point de vente, les cartes de visite, la page Facebook ou le site internet. Quand tout parle la même langue visuelle, la ferme gagne en cohérence et on la retient mieux. C’est le principe d’une identité visuelle bien tenue : un même cap sur tous les supports.

Si vous partez de zéro, nous commençons généralement par là : le logo, la palette de couleurs, les typographies. Les étiquettes viennent ensuite tout naturellement. Si votre identité existe déjà, nous la respectons et nous la déclinons. Toute la démarche est détaillée sur notre page création graphique.

Vous êtes apiculteur plutôt qu’éleveur ? Le principe reste le même, avec quelques contraintes en plus liées aux pots. Nous en parlons dans l’article consacré aux étiquettes des Ruchers du Moulin. Et si vous vous demandez quelle place occuper face aux autres producteurs, notre article sur le positionnement vous donnera de quoi réfléchir.

Producteurs de Nantes et d’Ancenis : embarquez vos produits

Graph’in ! travaille entre Nantes et Ancenis, au plus près des producteurs, des artisans et des commerçants de Loire-Atlantique. Nous pouvons venir voir vos contenants sur place, comprendre comment vous vendez (marché, vente à la ferme, revendeurs) et proposer un système d’étiquettes qui vous suivra longtemps. Et si vous êtes plus loin, tout se fait très bien à distance.

Envie de voir d’autres projets avant de vous lancer ? Faites un tour dans nos réalisations. Prêt à larguer les amarres ? Contactez l’équipage pour parler de vos étiquettes et de vos packagings.

Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

À partir de combien de produits parle-t-on d’une gamme d’étiquettes ?

Dès deux produits. Le jour où vous vendez un deuxième produit, la question de la cohérence se pose : le client doit comprendre qu’ils viennent de la même ferme. Mieux vaut poser le gabarit commun tôt que de rattraper une dizaine d’étiquettes disparates plus tard.

Peut-on ajouter un nouveau produit à la gamme plus tard ?

Oui, c’est même le but du gabarit. Graph’in ! conserve les fichiers sources de votre gamme. Pour un nouveau produit, on reprend la structure, on attribue une couleur cousine des autres, on adapte le format du contenant et on vous envoie une épreuve à valider avant impression.

Faut-il une couleur différente pour chaque produit ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est souvent le moyen le plus simple pour que le client s’y retrouve d’un coup d’œil. On peut aussi regrouper les produits par famille avec une couleur par famille. Le travail consiste surtout à choisir des teintes qui restent harmonieuses une fois alignées sur une étagère.

Quel support d’étiquette choisir pour un produit conservé au frais ?

Pour un produit qui passe au réfrigérateur ou subit de la condensation, un adhésif synthétique avec une colle adaptée aux surfaces froides tient mieux qu’un papier classique. Le papier texturé reste possible pour les produits stockés au sec. Nous vous conseillons selon la conservation et la méthode de pose.

Graph’in ! peut-il harmoniser des étiquettes existantes sans tout jeter ?

Oui. Nous partons de ce qui fonctionne déjà (le logo, une couleur que vos clients connaissent, une illustration) et nous construisons le gabarit autour. Les étiquettes existantes sont ensuite reprises une à une, au rythme de vos réimpressions, pour ne pas gaspiller vos stocks.