La Créa de la Semaine – Affichage « Open International de Tennis Nantes Atlantique »
Jeu, set et… affiche ! L’Open International de Tennis Nantes Atlantique a renouvelé sa confiance à Graph’in ! pour une nouvelle édition. Au programme : des affiches en petits et en grands formats, prêtes à envahir les rues. Une même image, des tailles très différentes, et un seul objectif : que l’événement saute aux yeux, qu’on passe devant à pied, à vélo ou en voiture. Décliner une affiche du format de poche au format géant, c’est un exercice que l’on croit simple. Il ne l’est pas du tout… et c’est bien pour ça qu’il nous amuse autant.
Une affiche, plusieurs vies
Une affiche d’événement ne vit jamais seule. Elle se colle sur les panneaux de la ville, se glisse dans la vitrine d’un commerçant, s’épingle sur le tableau de liège d’un club, s’affiche en grand sur un mobilier urbain. Chaque emplacement impose son format, sa distance de lecture et son temps d’attention.
Le piège classique consiste à créer une belle affiche en A3, puis à l’agrandir ou à la réduire mécaniquement pour tous les autres formats. Sur le papier, rien de plus logique. Dans la rue, c’est autre chose : le texte qui se lisait parfaitement sur un A3 devient minuscule sur un A5, et les éléments qui tenaient en équilibre sur un format portrait se retrouvent écrasés sur un format paysage.
La bonne méthode part de l’autre bout. On définit d’abord la hiérarchie des informations (ce qui doit se lire de loin, ce qui peut se lire de près), puis on construit un système capable de s’adapter à chaque format sans perdre le fil. Le visuel principal reste le même ; sa mise en page, elle, s’ajuste.
La distance de lecture commande tout
Une règle de vigie à retenir : plus l’affiche est vue de loin, moins elle doit porter de mots. Une affiche grand format se lit souvent en mouvement, en quelques secondes, à plusieurs mètres de distance. Elle ne peut porter que le strict nécessaire : le nom de l’événement, les dates, le lieu, et une image forte qui fait comprendre le sujet sans lire une ligne.
Une affiche de petit format, collée dans une vitrine ou sur un comptoir, se lit de près. Le passant s’arrête, a le temps de lire. On peut y ajouter le programme, les horaires, les modalités d’accès, un QR code vers la billetterie ou le site de l’événement.
Pour s’y retrouver, le studio raisonne par niveaux de lecture :
- le niveau 1, visible de très loin : le visuel et le nom de l’événement ;
- le niveau 2, lisible à quelques mètres : les dates et le lieu ;
- le niveau 3, lisible de près : les informations pratiques, les partenaires, les mentions.
Sur un grand format, on soigne surtout les deux premiers niveaux. Sur un petit format, le troisième prend plus de place. Le passant ne voit pas cette mécanique ; il comprend simplement l’affiche au premier regard, quelle que soit sa taille.
Les formats d’affichage les plus courants
En France, l’affichage s’appuie sur quelques formats standards, que l’on retrouve d’une ville à l’autre :
- les formats de la série A (A4, A3, A2, A1, A0), utilisés pour les vitrines, les commerces partenaires et l’affichage intérieur ;
- le format 40 × 60 cm, très répandu pour l’affichage associatif et culturel ;
- le format « abribus » de 120 × 176 cm, qui équipe une grande partie du mobilier urbain ;
- les très grands formats, comme le 4 × 3 m, pour l’affichage routier.
Chaque réseau d’affichage précise ses gabarits exacts, avec la zone visible, les marges de sécurité et le fond perdu à prévoir. Ces détails font la différence entre une affiche qui s’intègre proprement dans son cadre et une affiche dont le titre se fait grignoter par le bord du panneau. Le studio récupère ces gabarits avant de commencer, et vérifie chaque déclinaison dessus.
Entre les formats portrait et paysage, la composition change aussi. Un visuel conçu pour la verticale doit être recadré, voire recomposé, pour fonctionner à l’horizontale. On le prévoit dès la création : une image qui offre de la marge autour du sujet principal se recadre beaucoup plus facilement qu’un sujet collé aux bords.
Fabriquer une affiche qui tient la distance
Le visuel
Pour un tournoi de tennis, le visuel a une mission simple : faire comprendre en un instant de quel sport on parle, et donner envie de venir voir. Couleurs franches, contraste fort, composition dynamique… Une affiche sportive doit avoir du mouvement. Une balle en suspension, une raquette en plein geste, une trajectoire : quelques éléments suffisent à dire « match » sans écrire le mot.
La typographie
Le nom de l’événement doit rester lisible à toutes les tailles. On choisit une typographie aux formes nettes, avec une graisse suffisante pour tenir à distance, et on évite les caractères trop fins ou trop décoratifs qui disparaissent sur un grand format vu de loin. Les dates, elles, méritent d’être posées en gros : c’est l’information que le passant doit retenir.
La résolution
Sur un grand format, chaque faiblesse d’image se voit. Une photo trop petite, un logo de partenaire récupéré sur un site web en basse définition, et l’affiche paraît floue de près. Le studio travaille avec des éléments vectoriels dès que possible (logos, pictos, textes), et vérifie la résolution des photos à la taille réelle d’impression. Pour un très grand format vu de loin, la résolution nécessaire est plus faible qu’on ne le croit, mais encore faut-il la calculer.
Les logos des partenaires
Un événement sportif vit souvent grâce à ses partenaires, qui apparaissent sur l’affiche. Leur bandeau mérite une attention particulière : alignement propre, tailles équilibrées, versions monochromes si les couleurs se battent entre elles. Un bandeau de partenaires mal tenu peut faire perdre toute l’élégance d’une affiche réussie.
Le bon à tirer
Avant de lancer l’impression de toute la série, chaque déclinaison passe par un bon à tirer. C’est le moment de relire les dates (une coquille sur un jour de finale, et c’est tout un stock à refaire), de vérifier l’orthographe des noms de partenaires et de contrôler que rien d’important ne s’approche trop des bords. Pour les grands formats, le studio regarde aussi le fichier à l’échelle 1, morceau par morceau, comme le ferait un passant planté devant le panneau. Ce petit rituel prend quelques minutes et évite bien des sueurs froides au moment de la livraison.
Coller dans les rues : penser à la pose
« Envahir les rues », disait l’article d’origine. Encore faut-il que l’affiche survive à l’invasion. Une affiche collée en extérieur affronte la pluie, le vent, le soleil qui délave les couleurs, et parfois la colle d’une affiche voisine posée par-dessus. Le choix du papier dépend donc de l’endroit où elle sera posée : papier affiche spécial collage pour les panneaux libres, papier plus épais pour les vitrines, support protégé ou rétroéclairé pour certains mobiliers urbains.
Le calendrier compte autant que le papier. Une affiche d’événement se pose quelques semaines avant la date, pour laisser au public le temps de noter le rendez-vous, puis elle doit rester lisible jusqu’au jour J. On prévoit donc une quantité suffisante pour remplacer celles qui auront été abîmées ou recouvertes en cours de route.
L’emplacement, enfin, se pense avant l’impression. Où passe le public visé ? Près des clubs de sport, des commerces de centre-ville, des arrêts de transport, des lieux culturels ? Une liste d’emplacements établie à l’avance permet d’ajuster la répartition entre petits et grands formats, et d’éviter d’imprimer trois cents A3 pour un réseau qui accueille surtout du 40 × 60.
Un dernier détail de matelot : pensez aux commerçants qui acceptent d’afficher dans leur vitrine. Une affiche trop grande pour leur porte finit roulée sous le comptoir. Un A3 ou un A4 bien conçu, prévu pour eux, a beaucoup plus de chances d’être vu.
Renouveler sans tout recommencer
Quand un événement revient chaque année, l’affiche a une double mission : rester reconnaissable d’une édition à l’autre, et montrer que quelque chose de neuf arrive. Le public fidèle doit retrouver ses repères ; le public nouveau doit être interpellé.
La solution passe souvent par un système de marque propre à l’événement : un logo, une palette, une typographie, un style de visuel. D’une édition à l’autre, on fait évoluer l’image principale, les couleurs dominantes ou la mise en scène, tout en gardant la structure générale. Le passant habitué reconnaît l’Open au premier coup d’œil, avant même d’avoir lu le nom.
Ce fil conducteur a aussi un intérêt pratique. Le studio conserve les fichiers sources et les gabarits des éditions précédentes. Chaque nouvelle campagne démarre donc sur une base solide, et le temps gagné sur la technique se reporte sur la création.
Enfin, garder les mêmes fichiers d’une édition à l’autre facilite les comparaisons : on voit d’un coup d’œil ce qui a changé, et on vérifie que l’affiche de l’année reste fidèle à la famille. Une petite planche avec toutes les éditions côte à côte devient vite un outil de pilotage très parlant pour les organisateurs.
Au-delà de l’affiche : la campagne complète
L’affiche est souvent la figure de proue d’une campagne plus large. Le même visuel peut se décliner en flyers, en bâches pour le lieu de la compétition, en kakemonos pour l’accueil, en visuels pour les réseaux sociaux, en bannières pour le site web, en signalétique pour guider le public sur place. Tout ce petit monde parle d’une seule voix quand il découle du même système graphique.
Les bâches, notamment, prennent le relais de l’affiche là où le papier ne tiendrait pas. Nous en parlons à propos des bâches d’étal de Primeur Bio. Et pour comprendre comment ces supports se répartissent dans un lieu d’accueil, notre article sur la PLV et l’ILV donne un bon tour d’horizon.
Pour aller plus loin dans la réflexion sur le message, la cible et le calendrier de diffusion, notre pôle stratégie et communication accompagne les organisateurs d’événements dès la préparation.
Des couleurs lisibles par tous les spectateurs
Une partie du public ne distingue pas certaines couleurs, le rouge et le vert en tête. Sur une affiche, cela ne pose aucun problème… tant que l’information ne repose pas uniquement sur la couleur. Une date écrite en rouge sur un fond vert peut se fondre dans le décor pour un daltonien. Le réflexe consiste à vérifier le contraste de luminosité entre le texte et le fond, en passant la maquette en noir et blanc : si tout se lit encore, jeu, set et match. Les logiciels de mise en page proposent aussi des simulations de daltonisme. Quelques minutes de test, pour un public entier qui lit la même affiche.
Votre événement mérite une affiche qui fait du bruit
Tournoi, festival, salon, fête de quartier, spectacle : chaque événement a son public et ses lieux d’affichage. Le studio, installé entre Nantes et Ancenis, conçoit le visuel, décline tous les formats et suit l’impression. Découvrez nos supports imprimés, puis parlez-nous de votre prochain rendez-vous. Levez l’encre !
Vos questions, nos réponses
Peut-on simplement agrandir une affiche A3 pour en faire un grand format ?
Techniquement oui, mais le résultat est rarement bon. Un grand format se lit de plus loin et en mouvement : il demande moins de texte et une hiérarchie plus forte. Le studio recompose chaque déclinaison à partir d’un même système graphique, plutôt que de tout agrandir à l’identique.
Quelles informations faut-il absolument mettre sur une affiche d’événement ?
Le nom de l’événement, les dates et le lieu, plus un visuel qui fait comprendre le sujet. Le reste (programme, horaires, partenaires, billetterie) dépend du format et de la distance de lecture. Sur un petit format, un QR code vers le site ou la billetterie prend le relais.
Quelle résolution prévoir pour une affiche grand format ?
Tout dépend de la distance à laquelle elle sera vue. Une affiche lue de près demande des images en haute définition à la taille réelle ; un très grand format vu de loin tolère une résolution plus faible. Le studio calcule ce besoin pour chaque déclinaison et privilégie les éléments vectoriels pour les logos et les textes.
Comment garder une affiche reconnaissable d’une édition à l’autre ?
En créant un système de marque propre à l’événement : logo, palette, typographie, style d’image. Chaque nouvelle édition fait évoluer le visuel tout en gardant cette structure, pour que le public fidèle reconnaisse l’événement au premier coup d’œil.
Comment intégrer les logos de nombreux partenaires sans alourdir l’affiche ?
On les regroupe dans un bandeau dédié, aligné et équilibré, souvent en bas de l’affiche. Si leurs couleurs se battent, on passe à des versions monochromes. Sur les très grands formats, ce bandeau peut être simplifié pour laisser toute la place au message principal.



