Un savoir-faire technique rendu limpide en images

La Créa de la Semaine – Plaquette « Résobain »

Joint de dilatation, primaire d’accrochage, ragréage, grès cérame pleine masse… Le carreleur parle couramment une langue que ses clients ne parlent pas. Rien d’anormal : c’est son métier. Mais quand il faut présenter ce métier sur une plaquette, la langue technique devient un récif. Résobain, spécialiste de la rénovation de carrelage et de céramique, qui redonne une nouvelle jeunesse aux pièces d’eau, a confié à Graph’in ! la réalisation de sa nouvelle plaquette commerciale. La consigne était posée d’emblée : structurer et hiérarchiser l’information pour ne pas noyer clients et prospects dans un flot de termes techniques.

La réponse tient en trois mots de l’article d’origine : « Illustrations, photos, pictogrammes ». Le résultat est un dépliant commercial complet, synthétique et moderne. Cette Créa de la Semaine s’intéresse à ce qui fait le travail en coulisses : comment l’image explique un savoir-faire technique mieux qu’un paragraphe.

Le lecteur n’est pas du métier (et c’est normal)

La personne qui ouvre une plaquette de rénovation de salle de bains veut savoir trois choses, souvent dans cet ordre : est-ce que mon problème peut être réglé, comment, et par qui. Elle ne cherche pas un cours sur la composition d’un mortier-colle. Si la plaquette répond à la deuxième question par un vocabulaire qu’elle ne comprend pas, elle décroche. Et un prospect qui décroche ne rappelle pas.

Le réflexe de beaucoup d’entreprises techniques est pourtant d’en dire plus, par honnêteté ou par fierté du métier. On liste les procédés, on détaille les produits, on cite les normes. Chaque mot est juste, mais l’ensemble devient une muraille de texte. L’image permet de faire passer le même savoir-faire en sautant la barrière du vocabulaire. Une photo de carrelage fatigué, puis la même pièce rénovée, en dit plus long qu’une phrase sur les techniques employées.

Le pictogramme, ce petit traducteur

Le pictogramme est un dessin réduit à sa forme la plus simple, qui représente une idée ou une action. Une goutte d’eau, une truelle, une horloge, un bouclier. Il se lit en une fraction de seconde, sans connaître la langue, et c’est pour cela qu’on le retrouve dans les aéroports, sur les panneaux routiers… et sur les bonnes plaquettes.

Ce qu’un pictogramme sait faire

Il signale. Placé devant un paragraphe, il annonce le sujet avant même qu’on lise le titre : la goutte pour l’étanchéité, l’horloge pour la rapidité d’intervention, la main pour le conseil. Il rythme aussi la page. Une série de pictogrammes alignés découpe une liste de prestations en éléments distincts que l’œil parcourt sans fatigue. Enfin, il rassure. Un document qui prend la peine de traduire ses informations en images donne l’impression d’une entreprise qui pense à son client.

Ce qu’un pictogramme ne sait pas faire

Il n’explique pas une nuance. Un dessin de truelle ne dira jamais la différence entre une rénovation par recouvrement et une dépose complète. Le pictogramme accompagne un texte court, il ne le remplace pas. Il faut aussi résister à la tentation d’en mettre partout : au-delà de cinq ou six sur une même page, ils deviennent du bruit, et l’œil ne sait plus lequel regarder.

Une famille cohérente

Le piège classique, c’est la collection de pictogrammes piochés à droite et à gauche, chacun avec son épaisseur de trait, son style et sa couleur. Le résultat ressemble à une boîte de vis dépareillées. Une plaquette réussie utilise une famille homogène : même épaisseur de trait, même style (contour ou plein), même couleur tirée de la charte graphique, même taille. Chez Graph’in !, on dessine souvent ces pictogrammes sur mesure, pour qu’ils parlent exactement le langage du client et de son identité visuelle.

La photo : montrer le geste et le résultat

Dans un métier de rénovation, la photo a une force particulière : elle prouve. Une pièce d’eau rénovée, un joint propre, une faïence posée au cordeau, le client les voit et comprend immédiatement la qualité du travail. Aucun adjectif ne fera mieux.

Encore faut-il que les photos soient bonnes. Quelques principes valent pour toutes les plaquettes de métiers du bâtiment :

  • des photos de chantiers réels, plutôt que des images de catalogue que le client a déjà vues ailleurs ;
  • une lumière franche et un cadrage propre, sans seau ni carton qui traîne dans le champ ;
  • une résolution suffisante pour l’impression, ce qui exclut souvent les images récupérées sur un site ou une messagerie ;
  • une cohérence de traitement entre les photos (même ambiance, mêmes tons), pour qu’elles forment une série et non un album de vacances.

Graph’in ! peut prendre ces photos lui-même : Guillaume Néel, le fondateur de l’agence, est aussi photographe. Quand ce n’est pas possible, on accompagne le client pour qu’il réussisse ses propres photos de chantier, avec des conseils simples de lumière et de cadrage.

L’illustration : expliquer ce que la photo ne montre pas

Certaines choses ne se photographient pas bien. Ce qui se passe sous le carrelage, par exemple. Les étapes d’une rénovation, qui s’étalent sur plusieurs jours. La différence entre deux méthodes. Là, l’illustration prend le relais.

Le schéma en coupe

Un dessin en coupe montre les couches d’un revêtement comme une tranche de mille-feuille : le support, la préparation, la colle, le carreau, le joint. En un coup d’œil, le client comprend pourquoi une bonne préparation compte (et pourquoi le devis la détaille). Le schéma transforme une explication de dix lignes en une image qu’on retient.

La frise des étapes

Une frise numérotée, avec un petit dessin par étape et deux lignes de texte, raconte le déroulé d’une intervention. Le client sait à quoi s’attendre, il se projette, il a moins d’appréhension. Pour une rénovation de salle de bains, qui touche à une pièce que l’on utilise tous les jours, ce besoin de visibilité est fort.

L’illustration d’ambiance

Enfin, une illustration peut simplement installer une atmosphère : une salle de bains lumineuse, une douche à l’italienne stylisée. Elle donne envie, là où le schéma explique. Chez Graph’in !, l’illustration est une spécialité maison : vectorielle, digitale ou traditionnelle, elle se plie au style de chaque client.

La couleur comme code de lecture

Dans une plaquette technique, la couleur peut faire plus que décorer. Elle peut classer. Une couleur par famille de prestations (pour une entreprise de rénovation, on pourrait imaginer les sols, les murs, les pièces complètes) aide le lecteur à se repérer d’un volet à l’autre. Le pictogramme, l’intertitre et le filet de la rubrique prennent la même teinte, et l’œil fait le lien sans effort.

Ce code se construit à partir de la charte graphique : on part des couleurs de l’entreprise, on les décline en nuances si besoin, et on vérifie qu’elles restent bien distinctes à l’impression. Deux bleus trop proches à l’écran peuvent se confondre une fois sur le papier. On vérifie aussi le contraste avec le texte, pour que la lecture reste confortable, y compris pour les personnes qui distinguent mal certaines couleurs. Une précaution simple : ne jamais faire reposer une information sur la couleur seule. Le pictogramme et l’intertitre doublent le code, et tout le monde s’y retrouve.

Enfin, la couleur dose l’ambiance. Une pièce d’eau évoque spontanément les bleus, les blancs, les verts d’eau. Les reprendre avec mesure dans la plaquette installe le sujet avant même la première ligne. En abuser donne une plaquette de piscine municipale… Ce qui, pour un spécialiste de la salle de bains, serait un peu se tromper de bassin.

Le texte qui reste : court, simple, utile

Pictogrammes, photos et illustrations font une bonne part du travail. Le texte qui reste doit suivre la même discipline. Quelques règles de rédaction pour une plaquette technique :

On écrit pour le client, avec ses mots à lui. « Joints noircis », « carrelage qui se décolle », « baignoire à remplacer par une douche » : ce sont les phrases que le client tape dans un moteur de recherche, et ce sont celles qui doivent apparaître. Le terme technique peut venir ensuite, entre parenthèses, pour ceux que cela intéresse.

On garde des paragraphes courts. Deux ou trois phrases par bloc, un intertitre clair, et un pictogramme ou une image à proximité. Le lecteur qui feuillette doit pouvoir saisir le propos en lisant seulement les titres.

On termine par une action. Une plaquette commerciale qui ne dit pas comment prendre contact (téléphone, site, QR code vers un formulaire de devis) laisse le prospect au milieu du gué. Le dernier volet du dépliant est souvent le meilleur endroit pour cet appel.

Le dépliant, un format qui aide à raconter

Pour Résobain, le support choisi est un dépliant, c’est-à-dire une feuille imprimée recto verso puis pliée en plusieurs volets. Ce format a un atout pour une activité technique : il se découvre progressivement. La couverture accroche, l’ouverture révèle les prestations, les volets intérieurs détaillent, le dos conclut avec les coordonnées. Chaque pli est une transition, un peu comme les escales d’une traversée.

Concevoir un dépliant demande donc de penser à l’ordre dans lequel le lecteur va découvrir les volets, et pas seulement à ce que contient chaque face à plat. L’équipage vérifie tout sur une maquette pliée (en papier, à la main, à l’ancienne) avant de lancer l’impression. Une page qui se retrouve à l’envers une fois pliée, cela arrive plus souvent qu’on ne le croit… sauf quand on a vérifié.

Ce que Graph’in ! apporte à une plaquette technique

Notre rôle sur un projet comme celui de Résobain est de faire le pont entre le savoir-faire de l’artisan et la compréhension du client. On écoute le métier, on repère ce qui intéresse vraiment le prospect, puis on choisit pour chaque information le meilleur véhicule : un pictogramme, une photo, un schéma, ou trois lignes de texte. Le tout dans la charte graphique de l’entreprise, pour que la plaquette parle avec la même voix que le reste de sa communication.

Pour voir d’autres façons de concevoir une plaquette, embarquez pour la plaquette de prospection du Relais des Palabres, pensée pour une seule cible, ou pour la plaquette d’Advance Automation et ses deux vies, sur papier et à l’écran.

Votre métier est technique et vous voulez le rendre limpide ? Notre studio de création graphique conçoit pictogrammes, illustrations et mises en page, et notre service Édition & objets publicitaires s’occupe de l’impression. Besoin de photos de chantier ? Voyez notre page Création de contenus, puis contactez l’équipage. Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

Comment présenter un métier technique sans perdre ses clients ?

En partant des mots du client plutôt que du vocabulaire du métier, et en confiant une partie de l’explication à l’image. Pictogrammes, photos de chantier et schémas font passer le savoir-faire plus vite qu’un paragraphe. Les termes techniques peuvent apparaître ensuite, entre parenthèses, pour ceux qui veulent aller plus loin.

Combien de pictogrammes mettre sur une plaquette ?

Assez pour rythmer la page, pas au point de créer du bruit. Au-delà de cinq ou six pictogrammes sur une même page, l’œil ne sait plus lequel regarder. Chaque pictogramme accompagne un texte court et appartient à une même famille graphique : même trait, même style, même couleur.

Peut-on faire dessiner des pictogrammes sur mesure ?

Oui. Graph’in ! dessine des pictogrammes adaptés à votre métier et à votre charte graphique, ce qui évite le mélange de styles des banques d’images. Ils servent ensuite sur la plaquette, le site, les réseaux sociaux ou la signalétique, et deviennent un élément de votre identité visuelle.

Quand utiliser un schéma plutôt qu’une photo ?

La photo prouve la qualité d’un résultat visible. Le schéma explique ce que l’on ne voit pas : les couches sous un revêtement, les étapes d’une intervention, la différence entre deux méthodes. Une plaquette technique gagne souvent à combiner les deux, chacun à l’endroit où il est le plus parlant.

Mes photos de chantier sont-elles utilisables pour une plaquette ?

Elles le sont si elles ont une résolution suffisante pour l’impression, une bonne lumière et un cadrage propre. Les images récupérées sur une messagerie sont souvent trop compressées. Graph’in ! peut réaliser les photos ou vous conseiller pour réussir les vôtres, puis harmoniser leur traitement pour qu’elles forment une série.