De la rigueur, oui, mais en s’amusant : une invitation qui réserve sa surprise

La Créa de la Semaine – Invitations « Potentiel »

Le 18 avril, Potentiel organisait son événement annuel, et en a profité pour présenter son nouveau service : Outplacement 4 You. Pour l’occasion, Graph’in ! a été missionné pour réaliser l’ensemble des supports de communication. Parmi eux, les invitations que vous voyez ici.

Leur particularité ? Un format carré, des finitions haut de gamme… et une dernière page ludique qui fait contraste avec tout ce qui la précède. Cette invitation est le reflet du leitmotiv de Potentiel : « de la rigueur oui, mais en s’amusant ! ».

Rigueur et amusement dans le même objet : sur le papier, l’alliance a de quoi faire froncer quelques sourcils. En pratique, c’est une affaire de scénario. Une invitation ne se regarde pas, elle se découvre, page après page. Et ce qui se découvre peut se mettre en scène. C’est le sujet de cette Créa de la Semaine : l’invitation comme petit spectacle en plusieurs actes.

Une invitation, ça se manipule

Un flyer se lit d’un regard. Une affiche, de loin. Une invitation, elle, passe par les mains. On la sort de l’enveloppe, on l’ouvre, on la tourne, on la pose sur le bureau, on la reprend le jour J pour vérifier l’adresse. Chacun de ces gestes est une occasion de dire quelque chose.

C’est pourquoi nous ne concevons jamais une invitation comme une page unique. Nous la concevons comme une séquence : ce que l’on voit en premier, ce que l’on découvre en ouvrant, ce que l’on garde pour la fin. Le graphiste devient un peu metteur en scène. Il décide de l’ordre des révélations, et de l’effet de chacune.

Pour Potentiel, cette séquence avait un point d’arrivée tout trouvé : la dernière page, celle qui fait sourire. Tout le reste du document la prépare.

Avant le premier acte : l’enveloppe

On l’oublie souvent, mais le spectacle commence avant l’ouverture du rideau. L’enveloppe est la toute première chose que l’invité tient en main. Une enveloppe blanche standard avec une étiquette imprimée annonce un courrier administratif. Une enveloppe de couleur, d’un papier différent, avec l’adresse écrite à la main ou un petit élément graphique au dos, annonce autre chose. L’invité l’ouvre avec un peu plus de curiosité, et c’est déjà gagné.

Il n’est pas nécessaire d’en faire beaucoup. Une couleur assortie à la charte, le logo en petit au dos, ou un rabat qui laisse dépasser un détail de l’invitation : ces petites attentions préparent le terrain. Pour une invitation carrée, l’enveloppe se choisit d’ailleurs en même temps que le format, puisqu’il faut qu’elle lui corresponde au millimètre près.

Pour un envoi en nombre, il faut aussi penser à la mise sous pli. Une invitation trop épaisse, trop fragile ou trop ajustée à son enveloppe transforme la préparation de l’envoi en séance de patience. Nous testons toujours un exemplaire complet (invitation dans son enveloppe) avant de lancer l’impression de toute la série.

Premier acte : la rigueur

Les premières pages d’une invitation professionnelle ont un travail sérieux à faire. Elles annoncent qui invite, à quoi, quand et où. Elles doivent rassurer le destinataire : l’événement est organisé, l’entreprise est solide, son temps sera bien employé.

Ce sérieux passe par des choix graphiques sobres :

  • une typographie posée, bien espacée, sans fantaisie inutile ;
  • une hiérarchie nette entre le nom de l’événement, la date et le lieu ;
  • des marges généreuses, qui laissent respirer le texte ;
  • une palette resserrée, fidèle à la charte de l’entreprise.

Les finitions haut de gamme jouent ici leur partition. Un papier épais, une surface agréable au toucher, un détail qui accroche la lumière : avant même de lire, le destinataire comprend qu’on ne lui a pas envoyé un prospectus. Le toucher précède la lecture. C’est une politesse faite à l’invité.

Les finitions, mode d’emploi

Quelques finitions courantes pour une invitation de prestige, à choisir selon l’effet voulu et la charte du client :

  • le pelliculage mat ou soft touch, qui donne une surface veloutée ;
  • le vernis sélectif, qui fait briller un élément précis (un logo, un mot) sur un fond mat ;
  • la dorure à chaud, pour un reflet métallique ;
  • le gaufrage ou l’embossage, qui met un motif en relief.

La règle d’or : une finition, bien placée, vaut mieux que quatre qui se disputent la vedette. Une invitation couverte de dorure, de relief et de vernis ressemble vite à une boîte de chocolats de fin d’année. Charmante, mais pas forcément dans le ton d’un événement professionnel.

Le texte d’une invitation : ce qu’on oublie le plus souvent

Une invitation peut être superbe et laisser son lecteur perplexe. Où se gare-t-on ? Jusqu’à quand faut-il répondre ? Peut-on venir accompagné ? Les oublis les plus fréquents ne concernent jamais le nom de l’événement : ils concernent les détails pratiques, ceux qui font qu’un invité se déplace… ou pas.

Voici la liste que nous relisons avant chaque bon à tirer :

  • le nom de l’hôte et celui de l’événement ;
  • la date, avec le jour de la semaine (« mardi 12 » se retient mieux que « 12 » tout seul) ;
  • l’heure d’arrivée et, si possible, l’heure de fin ;
  • l’adresse complète et une indication d’accès ou de stationnement ;
  • la façon de répondre et la date limite de réponse ;
  • un contact en cas de question.

Dans l’invitation de Potentiel, ces informations relèvent du premier acte : celui de la rigueur. C’est logique. Une information pratique imprécise ou mal placée ruine la confiance qu’ont installée les finitions. L’invité qui doit chercher l’heure pendant une minute oublie vite le joli papier.

Le format carré, un pas de côté

Le choix du carré n’est pas anodin. La plupart des documents professionnels sont rectangulaires : A4, A5, DL, cartes de visite. Le carré se remarque justement parce qu’il sort de ces habitudes. Dans une pile de courrier, il se distingue au premier regard.

Le carré a aussi une qualité graphique : il est stable, équilibré, presque architectural. Il convient bien aux compositions centrées et aux mises en page aérées. C’est un format qui annonce la rigueur… tout en faisant un petit pas de côté. Autrement dit, il raconte déjà, à sa manière, le leitmotiv de Potentiel.

Deux points de vigilance, toutefois. Le format carré demande souvent une enveloppe spécifique, qu’il faut prévoir en même temps que l’impression. Et selon ses dimensions et son poids, un envoi carré peut ne pas être traité comme un courrier standard par La Poste : mieux vaut se renseigner sur l’affranchissement avant de lancer un gros envoi. Nous attirons systématiquement l’attention de nos clients sur ces détails, qui ne se voient pas sur la maquette mais se voient très bien sur la facture du bureau de poste.

Dernier acte : le clin d’œil

Vient enfin la dernière page. Après la tenue des pages précédentes, elle change de registre : elle devient ludique. C’est le moment où l’invitation sourit à son lecteur.

Ce basculement fonctionne grâce au contraste. Si toute l’invitation était ludique, la dernière page n’aurait aucun effet. Si toute l’invitation était sérieuse, l’entreprise passerait à côté d’une partie de sa personnalité. C’est la rupture qui crée la surprise, et la surprise qui crée le souvenir.

Comment doser le ludique

Le ludique, dans une communication professionnelle, se dose comme un bon assaisonnement. Trop peu, on ne le sent pas. Trop, on ne sent plus que lui. Quelques pistes que nous utilisons :

  • changer de couleur d’un coup, en passant d’une palette sobre à une teinte franche ;
  • introduire une illustration ou un personnage, là où le reste est typographique ;
  • jouer avec les mots : un jeu de mots, une formule qui détourne une expression connue ;
  • proposer un petit jeu ou une interaction : quelque chose à découvrir, à compléter, à retourner.

L’important est que ce clin d’œil reste rattaché au message. Une blague sans lien avec l’événement amuse trois secondes. Un clin d’œil qui dit quelque chose de l’entreprise (ici, son goût pour la rigueur joyeuse) se retient beaucoup plus longtemps.

Présenter un nouveau service sans en faire une brochure

L’événement de Potentiel avait une seconde mission : lancer Outplacement 4 You. L’invitation pouvait-elle tout dire du nouveau service ? Elle aurait pu essayer. Elle aurait alors ressemblé à une plaquette commerciale déguisée en carton d’invitation, et perdu au passage sa raison d’être.

Une invitation a un objectif simple : faire venir. Elle peut annoncer la nouveauté, en donner le nom, éveiller la curiosité. Le détail du service, lui, se découvre sur place, ou dans les autres supports de l’événement. C’est tout l’intérêt d’une mission qui couvre « l’ensemble des supports de communication » : chaque support a son rôle, et aucun n’a besoin de tout porter.

Le nom du service, avec son anglicisme assumé et son chiffre en guise de préposition, a lui-même un petit côté joueur. Il trouvait naturellement sa place dans un document qui revendique le droit de sourire.

Une invitation, plusieurs supports

Quand Graph’in ! prend en charge tous les supports d’un événement, l’invitation devient la pièce de départ d’une petite famille. On y retrouve les mêmes couleurs, la même typographie, le même esprit, déclinés sur ce que l’événement réclame : signalétique d’accueil, badges, présentations projetées, kakémonos, publications sur les réseaux sociaux, mail de relance.

Concevoir l’invitation en premier a un avantage pratique. C’est souvent le support le plus soigné et le plus contraint (format, finitions, délais d’impression). Une fois son univers posé, les autres supports en découlent naturellement. L’invité qui arrive sur place reconnaît tout de suite l’événement auquel il a été convié. La boucle est bouclée.

Et le contraste entre rigueur et amusement peut, lui aussi, se décliner. Un accueil soigné, une présentation structurée… et un petit détail inattendu quelque part, qui rappelle la dernière page de l’invitation. Les invités qui l’ont remarquée s’en amuseront deux fois.

Et la version numérique ?

Beaucoup d’entreprises doublent aujourd’hui l’invitation papier d’un envoi par e-mail, ou d’une simple relance quelques jours avant l’événement. Rien de plus naturel. La version numérique ne peut pas reproduire le toucher d’un papier épais ni l’éclat d’une dorure. Elle peut en revanche reprendre l’univers graphique, et surtout le scénario : un visuel sobre en ouverture, les informations pratiques bien rangées, puis le clin d’œil final. Celui qui a reçu le carton reconnaît le mail ; celui qui n’a reçu que le mail a au moins un aperçu de l’esprit de la maison. Nous préparons les deux en même temps, à partir des mêmes fichiers, pour éviter les écarts de dernière minute.

Préparer l’invitation de votre prochain événement

Vous organisez une soirée client, une inauguration, un lancement de produit, des portes ouvertes ? Avant de choisir un modèle, posez-vous une question : quelle impression votre invité doit-il garder en refermant le carton ? La réponse vous dira quel scénario écrire, quelles finitions choisir, et s’il faut garder une surprise pour la fin.

Graph’in ! conçoit invitations et supports d’événement entre Nantes et Ancenis, et à distance partout en France. Découvrez notre offre édition et objets publicitaires, voyez comment un événement se décline en campagne d’affichage, parcourez nos réalisations ou contactez l’équipage. Levez l’encre !

Vos questions, nos réponses

Comment rendre une invitation professionnelle mémorable ?

En la pensant comme une séquence plutôt que comme une page : ce que l’invité voit en premier, ce qu’il découvre en ouvrant, ce que l’on garde pour la fin. Un contraste bien placé (une dernière page qui change de ton, par exemple) crée une surprise, et la surprise se retient. C’est le principe des invitations de Potentiel réalisées par Graph’in !.

Pourquoi choisir un format carré pour une invitation ?

Parce qu’il sort des formats habituels du courrier professionnel (A4, A5, DL) et se remarque dans une pile. Le carré est aussi un format stable et équilibré, qui se prête aux mises en page aérées. Prévoyez simplement l’enveloppe adaptée, et renseignez-vous sur l’affranchissement avant un gros envoi postal.

Quelles finitions choisir pour une invitation haut de gamme ?

Pelliculage mat ou soft touch, vernis sélectif, dorure à chaud, gaufrage : tout dépend de l’effet voulu et de votre charte. Une seule finition bien placée suffit souvent. Les cumuler fait perdre en élégance ce que l’on croit gagner en prestige, et l’invitation finit par ressembler à un emballage de fêtes.

Peut-on mettre de l’humour dans une invitation d’entreprise ?

Oui, à condition de le doser et de le rattacher au message. Un clin d’œil qui dit quelque chose de l’entreprise (son état d’esprit, sa manière de travailler) se retient longtemps. Une blague sans rapport amuse trois secondes. Placé après des pages plus sobres, l’humour gagne en effet par contraste.

Faut-il présenter un nouveau service en détail dans l’invitation ?

Non. L’invitation a pour mission de faire venir : elle annonce la nouveauté et éveille la curiosité. Le détail se découvre sur place ou dans les autres supports de l’événement (présentation, brochure, kakémono). Une invitation qui veut tout expliquer devient une plaquette commerciale déguisée, et perd son effet.